[Les Echos – 6 Janvier 2021] Au Brésil, les grands distributeurs critiqués sur leur approvisionnement en viande

Les poids lourds de la grande distribution au Brésil sont pointés du doigt sur la question de la déforestation en Amazonie. Les ONG ont posé un ultimatum à Casino. Mais l’absence de bagues d’identification sur les animaux au Brésil pose problème.

L’approvisionnement des supermarchés en viande provenant du Brésil est un dossier explosif dans le pays. Il connaît un nouveau chapitre en début d’année avec l’expiration d’un ultimatum lancé par un groupe d’ONG à Casino. Les grands distributeurs sont accusés en effet de mettre sur le marché, européen notamment, de la viande issue de zones de déforestation en Amazonie . Le Groupe Pão de Açúcar (GPA), filiale brésilienne du groupe présidé par Jean-Charles Naouri, a dû faire face à des accusations de « blanchiment de bétail » au long de la filière bovine.

Une pratique selon laquelle une partie des bovins serait engraissée dans des zones illégalement défrichées avant d’être fournie à d’autres fazendas, qui, elles, fourniraient légalement les abattoirs clients de GPA et autres grands distributeurs. « Ces pratiques, qui visent à contourner la législation brésilienne permettent à des exploitations responsables de crimes environnementaux de vendre leurs boeufs en toute impunité », affirme l’ONG Envol Vert.

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