Actualités 2019/2018 – Projet restauration forestière

 

Avril 2019

Objectif augmentation du pourcentage de germination de nos graines paysannes !

La germination est l’un des événements les plus importants de la vie d’une plante : c’est le début de sa vie. A ce stade la graine peut être menacée par plusieurs facteurs tels que le manque d’eau ou son excès, des parasites, des maladies du substrat manquant d´aération, etc. La latence et la vigueur de la graine dépendent de plusieurs conditions phénologiques et agroclimatiques.

Bandejas de germinacion vivero Après analyse des problèmes de germination rencontrés dans les pépinières de Santa Rita de la Sierra (manque d’eau, compactage de la terre dans les poches de germination, semences parfois peu viables) la décision a été prise d’aider les bénéficiaires du projet de mettre en place de nouvelles alternatives de germination des futurs arbres. Avec les bénéficiaires, il a été installé dans chacune des pépinières cinq bandes de germination et un germinateur. Ces derniers contiennent un mélange de tourbe, de sciure de bois, de fibre de coco, de mycorhizes et de terreau fabriqués par eux-mêmes. Ce mélange permet de fournir de bonnes conditions d’humidité, d’aération et de fertilité à la semence. Cela augmente les chances de germination des graines et les préparent à la survie dans la sèche région qu´est la Guajira. Les substrats de germination contiennent également de la chaux et des cendres agricoles afin de minimiser l’attaque des parasites.

 

Canandonga germinado en Bandejas de germinacion viveroD’autres points sont importants pour maximiser le pourcentage de germination des graines. Les graines doivent être conservées dans un endroit sec et a l´abris du soleil afin d’éviter la perte de pouvoir de germination. Avant d´être semées les graines peuvent être plongées dans l´eau. Ceci permet une scarification des enveloppes dures et aide le déclenchement de la germination.

Ces techniques combinées devraient permettent aux bénéficiaires du projet de Jerez d´avoir une production plus efficace d´arbres afin de maximiser la transplantation dans leur parcelles gérées en systèmes agroforestiers.

Fevrier 2018

Planter un futur

La communauté de Santa Rita rencontre de nombreuses difficultés qui compliquent la vie de ses habitants au quotidien. Néanmoins, ces derniers ne se laissent pas abattre et cherchent peu à peu à améliorer leurs conditions de vie pour faire face à la sécheresse estivale, la forte brise, la faim, le manque d’eau, la précarité des installations électriques et des habitations ainsi qu’aux problèmes d’ordre public. Une des solutions développées pour lutter contre la précarité alimentaire est la création de jardins communautaires.

Le premier jardin a vu le jour ce mois de février, ayant pour objectif d’aider à solutionner le problème lié à l’alimentation. La fondation Envol Vert a accompagné les bénéficiaires du projet dans le choix du lieu pour l’établissement du jardin. Les critères clefs étaient un accès constant à l’eau, la présence d’ombre en quantité suffisante, la sécurité du lieu et la facilité d’accès pour les futurs jardiniers.

Le choix s’est porté sur la parcelle de Julio España puisqu’elle possède un puits, que sa terre est facile à travailler pour les plantations et qu’elle est située à proximité du village de Santa Rita. L’idée du jardin a été vue positivement par l’ensemble des bénéficiaires et ont participé à sa création petits et grands. De nombreuses journées de travail ont permis de construire la structure extérieure du jardin, de créer un système d’arrosage et un semencier mais également de produire le premier composte organique et de planter les premières graines. Depuis quelques jours, les premières pousses sont apparues !

L’idée première du jardin est de produire les aliments de base pour la consommation de chaque famille, cependant les agriculteurs n’excluent pas l’idée future de commercialiser les produits afin d’offrir un avenir plus prometteur à leurs familles.

jardin

@Photos E.Arango

Janvier 2019

Dans la continuité du patrimoine naturel, des graines pour le futur !

nono y su cacaoAvec la nouvelle année, se mettent en place le nouveau plan d’action et les nouvelles activités pour 2019. Parmi celles-ci, l’une concerne la collecte de graines. Afin d’anticiper la prochaine période de plantation, les préparatifs se mettent en place et on commence à observer comment les arbres de la Sierra perpétuent des millénaires d’existence.

Les volontaires, tels que les bénéficiaires du projet, ont commencé à se mettre à l’ouvrage et participent activement à la collecte de graines dans la région de Jerez. Commencent alors de dures journées de labeur passées à chercher les précieuses graines qui serviront au reboisement de la région et au bon déroulement du projet d’Envol Vert, sous une chaleur estivale étouffante et ponctuées de piqûres d’insectes.

Ce mois de janvier fût relativement productif, la mission : collecter, l’un des lieux : la parcelle de Nono et le résultat : un peu plus de 1000 graines récoltées. Ce fut une journée remplie de bons moments avec Nono et sa famille qui furent très contents d’accueillir les volontaires et les bénéficiaires à la chasse aux graines !

Malgré des conditions difficiles, les journées de collecte ont généralement été couronnées de succès et continueront tout au long de la saison afin de remplir au maximum les pépinières d’arbres fruitiers et à bois pour permettre une plantation abondante à partir du mois d’avril.

semillas de cacao

La motivation et l’engagement sont les maître-mots pour mener à bien le projet tout au long de l’année et pour donner envie aux bénéficiaires de continuer sur cette lancée dans les années à venir, même après le départ d’Envol vert en 2020.

Decembre 2018

Guaimaro: “l’arbre du futur”

Ce mois-ci, nous avons rencontré, à Rio Ancho, Monsieur Carlos Fernando Rueda, originaire du département de César et plus connu sous le nom de Cayo ou Cayito. Cet homme a dedié sa vie à la préservation d’un arbre de la région : le guaimaro et à la diffusion de ses propriétés alimentaires.

ensenanza guaimaro

Monsieur Cayo est propriétaire de l’école « Escuela de la Naturaleza » (littéralement l' »école de la nature »). Cette école est dédiée à l’éducation sur le guaimaro et à l’étude de ses vertus. C’est là que nous l’y avons rencontré, accompagnés de Margot et Efrain: deux reporters venus réaliser un documentaire sur le guaimaro et ses propriétés pour Envol Vert.

Monsieur Cayo est à la tête du groupe « Defensores de la Danta » et en charge de la réserve écologique de Rio Ancho, au sein de laquelle plus de deux cents arbres de guaimaro ont été plantés. Ces arbres aujourd’hui âgés d’une quarantaine d’années peuvent produire chacun jusqu’à 500kg de semences. Il est possible, moyennant un petit apport financier,d' »adopter » un arbre de la réserve et donc de participer à son développement dès sa plantation.

Selon Cayo, le guaimaro est l’arbre du futur. Il possède les propriétés suffisantes pour nous nourrir, sans autre apport alimentaire. Sa durée de vie est d’environ 300 ans ce qui permettrait à 5 générations de survivre sans avoir besoin de produire par ailleurs autant de cultures qu’aujourd’hui. De son point de vue, le guaimaro possède toutes les propriétés alimentaires des autres arbres et apporte l’ensemble des nutriments qui nous sont nécessaires (autant de protéines que le lait, quatre fois plus de potassium que la banane, la même quantité de fer que l’épinard et quatre fois plus de magnésium que l’haricot).

Ce fut une expérience enrichissante de rencontrer cet homme qui, par son enthousiasme et son amour du guaimaro, a pu voyager et gagner différents prix en Europe.

 

Novembre 2018

Envol Vert, un lieu d’échange

systema agroforestalLe partage de connaissances est un outil important de la fondation d’Envol Vert. A mesure que nous avançons dans notre projet à Jerez, nous découvrons les autres équipes de Colombie, ce qui nous permet de communiquer et d’échanger sur nos expériences respectives. Ces échanges sont essentiels à l’avancée et au bon déroulement de notre projet puisqu’ils permettent de communiquer et d’interagir sur nos connaissances et compétences respectives.

Ces connaissances et compétences, qu’elles soient acquises de manière empirique ou par le biais de formations, permettent de faire progresser chaque projet. En effet, les volontaires, tout comme les bénéficiaires, se chargent d’accumuler, d’appliquer et de divulguer ces savoirs entre collègues, enrichissant chacun d’entre nous.

sistema agroforestalCes interactions contribuent à l’amélioration des relations entre les équipes inter-régionales et se traduisent par la réalisation de visites entre les équipes des différents projets. Elles motivent chaque agriculteur à parler de sa propre expérience et à former ses collègues. Plus qu’un échange de savoirs, ces rencontres permettent le renforcement de l’esprit d’équipe et l’amélioration de la confiance en soi et de l‘autonomie de chaque agriculteur formé. Pour donner un exemple, trois agriculteurs du projet guaimaro de los Limites (département Atlantico) sont venus enseignés à nos agriculteurs de Jerez à réaliser ses propres intrants organiques, et nous sommes allés, à notre tour, les visiter afin d’échanger sur le système agroforestier et sur la cuisine du guaimaro.

Octobre 2018

Les Femmes de Santa Rita : Un exemple de réussite économique au niveau régional

[NOYER MAYA]Riohacha_oct2018©E.ArangoAu cours du mois d’octobre 2018, les deux groupes d’alternatives économiques de la communauté de Santa Rita : Faldas de la Sierra et Le’Frut, soutenus par Envol Vert, ont été invités à divers évènements majeurs au cours desquels les femmes de la communauté se sont distingués par leur charisme, leur envie de s’améliorer et leurs initiatives. Leur investissement a permis de créer une diversité de produits qui sont de plus en plus reconnus au sein des communautés locales : huiles, déodorants et savons à base de coco, kératines à base de coco et de carotte ainsi que des confitures et compotés de mangues.

La volonté de s’en sortir de ces femmes est telle que de nouvelles opportunités s’offrent à elles. De nombreuses institutions se tournent vers elles pour leur proposer leur soutien et valorisent leur travail en les présentant comme un exemple pour les femmes des autres communautés.

Un bref aperçu des évènements auxquels elles ont participé :
Rencontre entre paysannes à Riohacha (le 12 octobre). A cette occasion les femmes ont pu présenter leur travail et leurs produits au Ministre de l’Agriculture et du développement rural de Colombie : Andrés Valencia Pinzón.

[NOYER MAYA]Uribia_oct2018©E.Arango

* Rencontre régionale de Mango Jam à Santa Marta (le 21 octobre). Cet évènement a permis la rencontre des différents groupes de Mango Jam (une initiative de Vanessa Gocksh, la présidente de l’association) afin que les différents groupes se rencontrent et échangent sur leurs productions. L’idée de Mango Jam était d’apprendre aux communautés à conserver les mangues qui chaque année se perdent. Les femmes de Santa Rita ont montré une réelle motivation et ont valorisé avec joie leur région.

* Rencontre entre communautés de femmes indigènes à Uribia (le 27). Ce fut l’opportunité pour ces femmes de rencontrer la directrice de l’Agence de Développement Rural, qui les a félicités pour leur travail et les a présentées comme un exemple de réussite.

* Festival du « Platano, Rio y Mar » à Dibulla (les 12 et 13 octobre) sur invitation de la municipalité de Dibulla

 

 

©J.Gordillo
©J.Gordillo

Septembre 2018

LET´S TREEP : défi relevé

Plus de 700 arbres plantés en cinq jours

Avec tous les préparatifs de dessins agroforestiers du mois d´aout, l´heure est venue en septembre de transplanter les arbres des pépinières dans les champs. Et pour cela, rien de mieux que de motiver la communauté avec un défi de taille : planter 700 arbres en cinq jours.

Ce challenge fut lancé à Envol Vert par trois français, qui, soucieux de compenser les émissions carbones de leur voyage en Amérique du Sud, ont créé Let´s Treep et récoltés suffisamment de financement pour planter 1000 arbres au total. Pierre, Romain et Matthieu ont ainsi initié et participé à cette grande plantation avec l´aide de plus d´une vingtaine d´agriculteurs et bénévoles. La corporation régionale CORPOGUAJIRA nous a aussi fait l´honneur de sa présence deux jours sur les cinq.

Mission accomplie avec la plantation de 750 arbres dans 7 parcelles distinctes : 336 arbres en agroforesterie, 264 en silvopastoralisme et 150 pour restaurer des sols ravagés par des incendies forestiers et préserver les sources d´eau.

 

Août 2018

Choix de plantations futures sur 7 parcelles

Avec l’arrivée de la saison des pluies en septembre, le mois d’aout fut dédié à la définition des plantations futures chez nos bénéficiaires. En prenant notes des objectifs du projet et des intérêts de chacun ; nous avons initié le marquage respectif de 7 parcelles.

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©J.Damlincourt

Pour cela, il fut nécessaire de visiter les parcelles afin de comprendre les besoins et démontrer la nécessité d’utiliser des techniques agricoles durables. D’un commun accord, il a été décidé de planter les arbres présents dans les pépinières selon les systèmes agroforestiers, silvopastoraux et de conservation :

Parcelle de conservation
Parcelle de conservation ©J.Damlincourt

* Un système agroforestier a pour principe d’alterner la plantation d’arbres ligneux et fruitiers. Comme les bénéfices ne seront visibles qu’à long terme, il a été pensé d’intégrer des cultures vivrières et des espèces d’usage agronomique (comme le Matarraton qui fixe le nitrogène dans le sol) et ainsi, montrer des résultats positifs à court terme.

* Un système silvopastoral propose d’insérer des arbres au sein des pâturages. C’est une solution viable pour diminuer les impacts négatifs de l’élevage, car les arbres plantés serviront aussi bien d’apports nutritionnels aux animaux que d’éléments essentiels à la conservation du sol.

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Parcelle de Nuri ©J.Damlincourt

* Le système de conservation peut se décliner de deux manières. Le premier est le dessin de réserve forestière, utilisé comme stratégie de protection de la faune, la flore et des ressources naturelles. Dans ce cas, les zones choisies permettront de conserver et maintenir des petites sources d’eau vulnérables. Le deuxième se charge de la restauration écologique de zones présentant un déficit ; comme la parcelle de la Señora Nuri qui fut victime d’un incendie criminel et qui nécessite désormais la plantation d’arbres pour la régénération de sa parcelle.

 

Juin 2018

Souveraineté alimentaire et économie solidaire

Mango Jam fut un succès pendant cette saison des mangues.

Du 2 au 7 Juin 2018 se réalisa six journées de production afin de transformer 3700 mangues en 300 conserves de différentes variétés (pulpe de mangue, confiture de mangues matures, de mangues verte et citron, et chutney). Cet évènement fut un grand succès grâce à la participation extraordinaire de 15 femmes de la communauté de Santa Rita de la Sierra et l´aide du chef cuisinier Adam.

©J.Damlincourt
©J.Damlincourt

Cette initiative détient deux objectifs principaux. Le premier initie la souveraineté alimentaire sur ce territoire où de grandes quantités de mangues se perdent chaque année au moment de la cueillette. Grace à l’apprentissage du processus de conservation, les femmes savent désormais comment consommer leurs mangues toute l’année.

Dans un second temps, il propose la mise en œuvre d’une économie solidaire. En effet, les produits fabriqués localement, luttent contre le gaspillage des fruits, et créent des relations commerciales entre les communautés indigènes et paysannes avec les hôtels et restaurants touristiques de la région. De cette manière, Mango Jam impulse le développement local y promeut la solidarité entre le secteur touristique et les populations vulnérables des alentours.

Du a l’impressionnant succès de la production et des débuts de sa commercialisation ; le groupe formé souhaite continuer cette activité de manière permanente en générant la conservation d’autre fruit et produisant d’autre produits dérivés de la mangue (comme l’huile de mangue). Histoire à suivre.

 

 

©J.Damlincourt
©J.Damlincourt

 

Mai 2018

Pluies et plantations

©J.Damlincourt
©J.Damlincourt

Malgré le changement climatique, la pluie est enfin arrivée et nous en avons profité pour planter 265 arbres.

La pluie se sera fait attendre : après six mois de sècheresse (particularité de la forêt tropicale sèche) et le retard prolongé des précipitations (conséquences du changement climatique), le département de la Guajira s’est vu vêtir d’une belle couverture végétale au mois de mai.

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©J.Damlincourt

Changement de paysage et motivation des agriculteurs pour reforester leurs parcelles. Au total, Envol Vert aura apporté son soutien à sept agriculteurs pour planter 202 arbres en système agroforestier et 57 arbres natifs en conservation écologique aux abords du rio Jerez. A l’issu des plantations, les pépinières ont été réparées et préparées pour accueillir les nouvelles graines qui germineront le mois suivant.

 

Dans l’engouement générale, les volontaires accompagnés d’agriculteurs se rendu à l’école de Campana Nuevo pour sensibiliser les enfants aux bénéfices que procure un arbre ainsi que planter six arbres a papaye a l’intérieur de l’enceinte scolaire.

©J.Damlincourt
©J.Damlincourt

Avril 2018

Bonnes pratiques des systèmes sylvopastoraux

 

Echange d’expériences avec le CIPAV et voyage à San Juan del Cesar (la Guajira-Colombie)

 

restauration forestière formationLe 21 avril dernier, une visite dans la ferme Las Chacas a été organisée afin d’échanger sur les pratiques forestières mises en œuvre dans la municipalité de San Juan del Cesar (département de la Guajira). Invités par la fondation CIPAV (centre pour la recherche de systèmes durables de production agricole), nos 18 bénéficiaires ont exploré la ferme démonstrative en silvopatoralisme, suscitant un réel intérêt pour une meilleure gestion de leurs troupeaux de bovins ou caprins.

Au travers d’un riche échange de connaissances, les agriculteurs du projet Envol Vert ont découvert un design de parcelle en silvopastoralisme intensif de Leucaena (arbre appartenant à la famille des fabacées). Auparavant, la ferme Las Chacas comportait une monoculture de coton qui a gravement détérioré la fertilité des terres. C’est pour récupérer la couche biologique du sol que des graines de Leucaena ont été semées et que le lieu s’est organisé en pâturage amélioré.

formation restauration forestière noyer maya

Notre formateur, Manuel Gomez, nous a également montré une nouvelle manière de semer des graines sur un sol appauvrit en utilisant la scarification des graines pour obtenir un meilleur pourcentage de germination. Cette expérience a démontré à nos agriculteurs que la mise en place de bonnes techniques d’exploitation sur une parcelle peut avoir un double objectif : la conservation de l’environnement et l’augmentation des rendements de la production agricole

Mars 2018

Bienvenue aux agriculteurs de Campana !

Intégration et sensibilisation des enfants de la communauté.

 

Abono en el vivero de CampanaAu mois de mars, une nouvelle pépinière s’est élevée sur les hauteurs de la communauté de Campana, située à quelques kilomètres de la zone d’action du projet. Un groupe de six agriculteurs s’est constitué avec le désir commun de reforester leurs terres. Appelée « Los Rosales del Guáimaro », la pépinière est déjà opérationnelle. Un riche tas de compost trône en son sein, mature à souhait, pour prodiguer l’essentiel des nutriments au bon développement des petits arbres. La motivation des agriculteurs est d’autant plus importante après le passage d’un feu de forêt incontrôlé qui a détruit des dizaines d’hectares dans la région.

 

A cette occasion, l’équipe d’Envol Vert s’est rendue au centre éducatif de Campana pour intervenir auprès d’un groupe d’une trentaine d’enfants. La thématique abordée s’est concentrée sur la problématique des déchets et la définition des 3R (Réduire, Réutiliser, Recycler). Pour cela, les volontaires ont réalisé une activité sur la décomposition de chaque catégorie de déchet et ont démontré la facilité de réutiliser les bouteilles plastiques en tout type d’objet du quotidien.

Actividad ninos de Campana

 

 

Février 2018

Promouvoir le Noyer Maya au monde entier

promouvoir_noyer_maya_1Le 28 février 2018, le projet a reçu la visite du l’Agence Française de Presse (AFP), venue découvrir et connaître l’arbre le Noyer Maya. Les journalistes ont réalisé ce reportage dans le cadre de la conférence internationale sur la Biodiversité IPBES (17 au 26 mars 2018). Le documentaire permettra de présenter à l’échelle globale les importances écologiques et les propriétés nutritives du Noyer Maya.

Ce mois de février a aussi vu la naissance d’un jardin communautaire au sein de la pépinière de Pozo Azul. Les bénéficiaires du projet ont organisé une « minga », (moment de travail coopératif) pour disperser les premières semences du jardin. Oignons, betteraves, piments doux, aubergines, tomates, laitues, radis, persil et basilic y sont réunis.

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Kokopelli, l’association pour la conservation des semences paysannes, a généreusement donné les graines utilisées dans le but de les sauvegarder dans un système communautaire agropecunier. Les agriculteurs présents ont montré un fort enthousiaste et intérêt pour les jardins communautaires. Deux jardins supplémentaires devraient apparaître ces prochains mois.

Janvier 2018

Former la communauté de Santa Rita avec le SENA

Transformation et manipulation d’aliments et atelier avec le Noyer Maya

sena_2En janvier 2018, la communauté de Santa Rita a pu accéder à une formation proposée par le SENA, Service National d’Apprentissage colombien, en collaboration avec Envol Vert. Appelé « Manipulation et Transformation des aliments », ce cours dispense les techniques professionnelles nécessaires à la transformation de matière première alimentaire. Dédiée initialement aux entrepreneuses d’huile de coco, la formation s’est vite étendue à toutes les personnes de la communauté et alentours intéressées par cette thématique. Comme la formation prodigue un enseignement sur la transformation de tout type de produit, le SENA et Envol Vert ont décidé d’organiser conjointement un atelier de cuisine sur le Noyer Maya.

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Le Noyer Maya contient de grandes propriétés nutritives, ainsi l’atelier porta sur des recettes à base de farine de Noyer Maya (déjà transformé). Pour cette occasion, deux préparations très simples à reproduire ont été sélectionnées : une infusion ou café de Noyer Maya et des Arepas. Ces préparations ont été expérimentées et dégustées par plus de 20 femmes participantes, qui ont, par ailleurs eu l’opportunité d’appliquer les techniques apprises pendant la formation théorique du SENA.

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