Actualités 2019/2018 – Site Ovejas, Montes de Maria

Octobre 2019

Récolte de la graine ancestrale

Durant le mois d’octobre nous avons réalisé la récolte de la graine du Guaimaro, où participèrent les différentes communautés du projet. Durant ce processus la graine à été lavée et disposée dans des séchoirs solaires afin de perdre une grande quantité de leur humidité.

Ce majestueux arbre dont la graine, a une autre époque, était inclue dans l’alimentation des natifs de la zone caraïbe de Colombie, est aujourd’hui en danger. Aujourd’hui grâce à des activités de reforestation et de réintroduction de la graine dans l’alimentation locale, nous cherchons à nous reaproprier de vielles coutumes.

La population locale ne se rappelle pas seulement du Guaimaro pour ses bénéfices alimentaires mais aussi pour son important apport dans l’écosystème. Nous avons donc travailler main dans la main avec les paysans de cette zone des Monts de Maria pour la sauvegarde de cette graine ancestrale qui a apporté tant de bénéfices été qui à étés en danger de disparition.

Dans les activités programmées de ce mois-ci nous avons réalisé un atelier de transformation du Guaimaro dirigé par Laura Velandia, qui forme partie de l’équipe d’envol vert. Elle présenta aux bénéficiaires du projet le processus de transformation dû Guaimaro et d’obtention de la farine.

Ces propositions permettent la construction d’alternatives économiques tout en récupérant l’identité ancestrale et les coutumes paysannes qui devraient être impulsées dans ce pays.

Septembre 2019

Le lombricompost pour un engrais plus puissant !

Ce mois-ci nous avons organisé un atelier avec les bénéficiaires de la communauté afin de découvrir les avantages du lombricompost et le mettre en pratique. Cet engrais, ou compost, est fabriqué par les lombrics (par la lombric rouge de Californie en particulier) qui dégradent et transforment en engrais les déchets organiques comme le fumier et résidus végétaux des cultures et de cuisine. Le grand avantage de ce type de compost est le fait qu’il permette le recyclage de tous les déchets organiques de la ferme : fumier de vaches, d’ânes, résidus de cuisine, etc, en le transformant en engrais pour le sol et les cultures, en contribuant à améliorer les conditions des sols et cultures. De fait, en comparaison avec un compost « normal » les excréments des lombrics contiennent une plus grande disponibilité de nutriments pour les plantes : 5 fois plus d’azote, 7 fois plus de phosphore, 5 fois plus de potasium et 2 fois plus de calcium !

Afin que les bénéficiaires puissent continuer à travailler avec cette nouvelle technique du lombricompost, Jonhatan Gordillo, le technicien en agroforesterie, a dicté cet atelier en expliquant tout d’abord comment maintenir en bon état les lombrics, comment les alimenter et quelles sont les conditions de survie. Ensuite, nous avons construit le lit des lombrics avec une maille et du bois avant de finir par y installer les lombrics. Nous continuons à mettre en place des façon écologiques, économiques et saines de fertiliser les sols !


Août 2019

Développons de nouvelles recettes

Pendant le mois d’août à Ovejas, le premier atelier d’alternatives économiques a eu lieu : transformation des produits agricoles locaux pour développer 5 recettes. Malgré la pluie qui a rendu difficile l’accès à l’atelier, l’événement présenté par Laura a été très réussi avec 23 participants (12 hommes et 11 femmes).

L’objectif de ces ateliers est de permettre aux communautés paysannes de se développer économiquement et d’atteindre une plus grande autonomie alimentaire par la connaissance de nouvelles façons de valoriser les productions locales.

Dans ce cas particulier, les bénéficiaires ont fait une sauce au tamarin (fruit tropical), des barres énergétiques à base de poudre de Noyer Maya (il se substitue au café ou cacao, par exemple, et contient une grande quantité d’huile essentielle, de nutriments et d’énergie), des conserves de pulpe de mangue (il y a toujours beaucoup de perte de mangue lors de la récolte, faute de savoir comment les conserver) et enfin une sauce à l’aubergine.

Afin d’aller plus loin dans la recherche de la souveraineté alimentaire dans les communautés, des séchoirs à graines sont en cours de construction afin qu’ils puissent contrôler eux-mêmes l’ensemble de la chaîne des produits : récolte des fruits et des graines, séchage des graines et déshydratation des fruits, transformation selon certaines recettes et enfin vente ou consommation personnelle.

Ces séchoirs seront inaugurés dans quelques semaines avec la récolte des graines de Noyer Maya qui ne devrait pas tarder, donnant lieu à de nouvelles possibilités pour les bénéficiaires des Montes de Maria.

 

Juillet 2019

Le travail collectif est notre force

Les projets d´Envol Vert sont stimulés par le travail de groupe, les échanges et le partage. A Ovejas la majorité des bénéficiaires du projet de reforestation sont impliqués dans l’Asociación de Emprendedores del Desarrollo Económico Campesino de Ovejas (AEDECOS). L’idée est de s’organiser pour mener des projets dont les bénéfices sont pour chacun et aident le développement des activités économiques des familles. 

Les 28 membres de l´association travaillent sur un terrain communautaire de trois hectares qui présente des parcelles, un lac et une petite maison communautaire. Ici est mené un projet de pisciculture du poisson tilapia et une culture de papaye, manioc, pastèque, haricot et mais en association. Le maintien de cet espace se fait collectivement.

Afin d´aider les achats individuels des membres de l’association, cette dernière possède un système de banque solidaire. Le fonctionnement est simple et efficace. Chaque membre a un compte dans cette banque solidaire et chaque semaine il peut ajouter de l’argent sur son compte. Lorsque ses économies atteignent les 40.000 pesos, il peut demander un crédit de 50 000 pesos. Si la majorité des membres approuve ce crédit en assemblée générale, cet argent est prêté le même jour. La personne devra rembourser petit à petit avec un intérêt de 2% pour l´association dans les deux mois. Ce système simple permet d’apprendre la notion d’économie collective et renforce l´esprit de solidarité.

Cette association est un bon modèle de développement économique local. Parfois les membres ont des soucis pour s´entendre mais travailler avec l´autre qui est différent de nous est tout un apprentissage, et c’est la clef pour continuer à améliorer la qualité de vie des familles. 

 

Mai 2019

Semons !

Après plusieurs mois d’été, la pluie est arrivée aux communautés paysannes d’Ovejas, un des municipalités du département de Sucre en Colombia. Mais pourquoi la pluie ? La pluie est un des éléments essentiels pour les cultures et les plantations des arbres que ces paysans protègent depuis plus de trois mois et que leurs permet de dire : semons !

De plus, les minéraux apportés pour la pluie enrichissent et ils donnent une durabilité aux arbres comme dans le secteur de la Coquera, où il a été planté plus de quarante arbres de Banco, lesquels aident à la conservation d’espaces de ces bénéficiaires et la récupération de la Forêt Tropicale Sèche.

Le coordinateur du pépinière Narfilo Gettar a dit : – voir pousser ces arbres c’est vois que mes enfants et tous ceux qui viennent nous rendre visite, pourront à l’avenir se reposer à leur ombre, pourtant semons !

Nous allons semer est le mot qui guide ces paysans dans la lutte contre la déforestation et la récupération de la biodiversité qui a été générée en raison de mauvaises pratiques dans les campagnes, en particulier des arbres menacés comme le cèdre blanc (Gyrocarpus americanus). Celle lui-ci est un arbre de la famille des Hernandiaceae qui a une distribution pantropicale (également appelé quitlacoctli) et il est présent dans les pays du sud de l’Amérique latine comme la Colombie et le Venezuela.

La plantation de ces arbres grâce aux pluies nous permettra de récupérer les sols et de continuer à lutter contre la déforestation et la récupération de la biodiversité dans cette zone.

 

 

Avril 2019

De l’école à la campagne et de la campagne à l’école,

Le projet de reforestation de la forêt tropicale sèche des monts de Maria, dans le secteur d’Ovejas, Sucre, cherche à intégrer divers acteurs locaux qui jouent un rôle important dans le développement des communautés, dont l’une d’elles est l’école. Ainsi, durant le mois d’avril a débuté un processus d’échanges de savoirs avec le collège el Palmar grâce à la volonté de son directeur, Carmelo González.

Lors des deux rencontres s’est déroulé une formation à l’intention des étudiants dans les pépinières de la zone Coquera, lors desquelles a été expliqué l’importance de l’agriculture et les principes de la création du compost organique.

Enfin, lors d’un cours d’une matinée, les étudiants et quelques enseignants ont eux-mêmes réalisés leur premier compost organique pour lancer la construction de leur propre pépinière au mois de mai.

 

 

 

 

Mars 2019

En transformant le fruit local

 

 

 

 

 

 

 

Cette initiative née de l’échange fait à Límites, Luruaco où quatre femmes prennent la décision de réactiver leurs association appelée Asomuempa (Association de Femmes Entrepreneurs du Palmar) et font appelle au projet Envol Vert pour replier l’expérience de l’autre projet.

Pendant l’atelier les femmes ont compris le processus de transformation du fruit en confiture, l’hygiène qu’il faut prendre en compte et le processus de mise en pot des confitures.

Une fois la stérilisation et coction du fruit, la création de la confiture de papaye et goyave a est devenue réalité. Sept participantes ont fini heureuses de comprendre que le fruit local a une valeur ajoutée et qu’elle peut devenir une alternative économique.

 

Mars 2019

Premier échange de savoirs

Quinze bénéficiaires du projet « Cultivons autrement » de Ovejas, Sucre ont voyagé à Limites, (Luruaco) du 8 au 10 mars où ils ont écouté attentivement les principes de la fondation Envol Vert : le sujet environnemental, la nourriture et la souveraineté alimentaire, l’éducation et l’apprentissage, les alternatives économiques et le travail en communauté. Ces principes ont été partagés par la directrice Daisy Tarrier.

Ensuite, le coordinateur de la zone, Jonathan Gordillo, a évoqué les caractéristiques de la agroécologie et le système agroforestier. En effet, un des résultats de ce processus développé à Límites a été la transformation du Guáimaro que les membres de Asocalim ont voulu nous montrer. Le Guáimaro en poudre a beaucoup de nutriments et nous avons dégusté celui-ci en forme de boisson.

La communauté s’est mise dans la forêt de cette communauté où entre les arbres le monsieur Victor présentait le système agroforestier que lui a construit au long de quatre dernières années.

Enfin, la dernière intervention du responsable d’agrotourisme Anahín. Il a expliqué l’importance d’offrir une expérience d’un ou deux jours aux personnes externes sur les systèmes agroforestiers, sylvopastorales et l’observation des oiseaux. Cette expérience les a permis d’attirer un publique de différentes parties du monde pour connaître la forêt.

 

Janvier-Février 2019

 Construisons les pépinières ! 

C’est muni de pelles et d’une grande motivation que les bénéficiaires des 4 communautés ont construit la structure des pépinières dans laquelle la plantation d’arbres va commencer.

Les communautés ont partagé avec joie ce travail collectif et cette proposition de récupération de la forêt sèche tropicale, qui suppose un engagement de leur part pour la collecte de semences, la fabrication de compost naturel et le soin des plantes qui entoureront cet espace.

 

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