Actualités 2017 du projet Envol Vert  » Noyer Maya et élevage soutenable » en Colombie

Mai 2017

Ouvertures de marché

Ouvertures de marché noyer maya et élevage soutenableLes richesses du Noyer Maya se sont faites connaitre grâce à la participation d’ASOCALIM à deux évènements importants : “Saveurs & Savoirs” et “ Barranquilla se Nourrit de Toi”. Etaient présents à ces évènements des personnes désirant manger bio et acquérir ces produits via le commerce équitable. De plus, ils ont pu apprécier le travail communautaire que les familles de Los Limites sont en train de renforcer. Dans le cadre de ces évènements, des confitures et des deditos de Noyer Maya ont été vendus. Mais ce n’est pas tout, grâce aux nombreux contacts réalisés, un potentiel marché pour la farine de Noyer Maya est en train d’émerger. En ce sens, nous nous plaisons à penser que la communauté rencontre peu à peu des sources de revenus durables, et que l’association et ses modalités de travail se font connaitre à l’échelle régionale. D’ailleurs, nous remercions la Fondation Proyecto Titi, la Fondation Acciones Transformadoras Integrales et Slow Food pour leurs invitations et leur soutien.

 

AVRIL 2017

LE FESTIVAL DU GUÁIMARO, DE ET POUR LOS LIMITES

Tout au long du mois d’avril, grands et petits unirent leurs efforts pour l’organisation du Festival du Guaimaro qui eut lieu le 23 du mois. Au compte des préparatifs : élaboration de quatre tables pour la vente des produits, coccion d’une dizaine de variétés de confitures, préparation de fertilisants et de médicaments fito-thérapeutiques, répétitions de théâtre, spectacle de danse et chant, et bien d’autres choses. Petit á petit, on chauffait les moteurs pour le grand jour.

Dimanche 23 avril, la communauté a veillé pour le Festival, car depuis très tôt ils commencèrent á organiser l’espace avec les chaises, les tentes et la musique. En milieu de matinée le premier Festival du Guaimaro pu commencer. Les femmes commencèrent à vendre leurs fameuses confitures, qui cette fois-ci contenaient plus de saveurs que les traditionnelles (haricots, manioc, courge, guaimaro, entre autres). Les femmes cuisinèrent une variété incroyable de produits à base de guaimaro : galletas, empanadas, deditos, arepas, gâteau, café et jus de fruit.

Parallèlement, le public pu assister aux représentations de deux spectacles de danse : celui monté par les jeunes de Los Limites, et celui de la municipalité de Luruaco. Il y eu également la présentation de deux chansons en l’honneur du Guaimaro, composées par des membres de la communauté, et avec lesquelles la fête s’est animée. Les personnes présentes ont été très touchées par la pièce de théâtre montées par les bénéficiaires du projet et quelques jeunes, car à travers celle-ci ils rejouèrent l´histoire d’Envol Vert et de la communauté, les problématiques qu’ils durent affronter, et les enseignements tirés de ces années de collaboration.

Le Festival se termina avec le Forum multi-acteurs, grâce auquel se rencontrèrent et échangèrent des participants venus de Santa-Catalina-Bolivar, des agriculteurs de Santa-Rita-Guajira, des représentants de la Fondation Proyecto Titi, des micro-entrepreneurs, des journalistes, des activistes sociaux et environnementaux, des mères au foyer, etc. Le dialogue entre ces acteurs conduit à une réflexion collective autours de trois problématiques : la recherche d’alternatives économiques durables et de large influence, l’implication des jeunes dans les secteurs agricole et environnemental, et les possibles interactions et soutiens à configurer entre les entités gouvernementales et la société civile.

Ainsi, nous pouvons dire que le Festival du Guaimaro fut un enchantement pour nos sens, et nous espérons que cette célébration continuera à se dérouler chaque année jusqu’à devenir un évènement de tradition culturelle.

MARS 2017

LES PAYSANS ONT ACHEVÉ LA CONSTRUCTION DE LEUR RANCH

 

IMG-20170415-WA0001Les paysans désiraient un lieu près de la pépinière où ils pourraient partager des moments collectifs, et accessoirement abriter les visiteurs lorsque la pluie les surprendrait : un ranch élaboré avec les matériaux offerts par la forêt tropicale sèche.

Sa construction débuta l’an passé. Plusieurs journaliers mirent sur pied une structure résistante. Ce travail se déroula en plusieurs phases. Dans un premier temps il fallut aller chercher du bois de mora (maderable de bonne qualité) et des lattes (essence fine) coupées à la machette. Ensuite, tous ensemble les journaliers creusèrent des tranchées à la pelle pour enterrer la mora et ainsi obtenir les fondations. Ensuite ils montèrent l’ossature du toit triangulaire avec les lattes. Une fois cette structure mise sur pied, de nombreux problèmes empêchèrent de couvrir le toit de palmes. De fait, lors de leur visite, les employés de Maison du Monde durent s’abriter des averses sous un toit improvisé avec une bâche plastique.

IMG-20170415-WA0000Mais ce mois-ci, enfin, les agriculteurs obtinrent la palme grâce à un contact noué dans la municipalité de Santa Cruz. Une fois les 1100 palmes transportées sur place, les paysans montèrent le toit en deux demi-journées de travail. Cet ouvrage démontre que des réalisations sont possibles grâce au travail en équipe des paysans de la ASOCALIM.

Par ailleurs, l’autonomisation de ASOCALIM se poursuit grâce à la formation de 28 femmes de la communauté en  « manipulation d’aliments » par deux intervenantes du SENA. Cette formation de 340 heures permettra de renforcer les compétences des membres de l’association, notamment  concernant la standardisation du produit et l’insertion sur le marché.

IMG-20170415-WA0002Enfin, la communauté est en pleine organisation de la première édition du Festival du Guaimaro, qui aura lieu le 23 avril. Cet évènement compilera de multiples activités à caractère socio-économique, culturel, et surtout environnementale. La promotion de ce festival est actuellement en cours par la radio local et les réseaux sociaux, dans l’espoir d’attirer un public le plus large possible.

 

 

 

FÉVRIER 2017

ASOCALIM PRÉSERVE LA RESSOURCE HIDRIQUE

Durant la période estivale, la ressource en eau devient d’autant plus cruciale pour les travaux agricoles. De ce fait, un protocole d’utilisation plus efficiente du système d’irrigation a été mis en place, incluant un chronogramme et une répartition des activités par groupes de travail.

Profitant de la saison sèche, ASOCALIM a reçu la visite de machinistes venus évaluer l’ampleur des travaux à entreprendre avant le retour des pluies : levées de digues nécessaires a la réparation de la canalisation d’évacuation du barrage. Cette visite avait fait l’objet d’une sollicitation auprès du Secrétariat de la Prévention des Désastres de la du département de l’Atlantico, suite aux ravages causés par les violentes averses de 2016.

Ce mois-ci, les paysans ont reçu la visite de Boris, co-fondateur d’Envol Vert. Ce furent de belles retrouvailles avec Boris, qui avait initié les agriculteurs de Los Limites au concept d’agroforesterie plus de deux ans auparavant. En suivant le parcours qui relie chaque parcelle, tout le travail et le courage des bénéficiaires ont été révélés par le fait que ceux-ci ont continué d’observer les principes de l’agroforesterie, malgré l’adversité des aléas climatiques.

JANVIER 2017

Vers une plus grande autonomie des bénéficiaires

elevage_fev17_2Pour initier le processus, deux membres d’ASOCALIM (Don Juan et Don Tomas) ont effectué une visite aux agriculteurs de la communauté de Santa Rita-Guajira, qui démarrent un nouveau projet en partenariat avec Envol-Vert. Il s’est agi d’apporter conseil et accompagnement pour la construction de deux pépinières sur la partie centrale du terrain des bénéficiaires, ainsi qu’une formation pour la préparation du composte biologique et des purins. D’autres formations au sujet du design permaculturel et des plantations en système agroforestier sont à venir pour les agriculteurs de Santa Rita.

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Dans la continuité des travaux de l’année 2016 concernant le système d’irrigation, ce mois-ci a été dédié aux réparations. La dégradation du système était la cause d’importantes pertes en eau, ce qui a conduit les agriculteurs à mener diverses activités afin d’obtenir l’irrigation de chaque parcelle avec une utilisation plus efficiente des ressources hydriques.

elevage_fev17_3Les activités en question étaient, entre autres : l’adaptation de la tuyauterie pour remplir le réservoir, la signalisation du système d’irrigation, la réparation des fuites et zones dégradées à l’aide de matériel spécifique nouvellement acquis grâce à Envol Vert. Les travaux étaient coordonnés par Don Juan, et réalisés par lui et les autres bénéficiaires du projet. Cela a permis des avancées significatives, notamment deux journées d’arrosage des parcelles.

Il est désormais temps que les bénéficiaires prennent pleinement les responsabilités que requiert le fait de s’être constitués en association. Le travail accompli le mois dernier démontre l’autonomisation des bénéficiaires, fondement de la stratégie de sortie de projet qui caractérise l’année 2017.