Site La Victoria, Montagne Perija

Le projet développé dans la Serania del Perija est un projet de développement de Forêts Comestibles et d’alternatives économiques (alternatives à des emplois dans les mines, et à des usages agricoles non durable).

WhatsApp Image 2019-01-25 at 1.05.56 PM (1)

Le projet est développé en partenariat avec l’ASOTREPOS qui regroupe 12 jeunes producteurs et techniciens professionnels, ASOMABE qui regroupe 10 productrices victimes du conflit et l’Association Union del campo (Union pour le  territoire) qui compte 42 membres.

Différentes parcelles agroforestières seront mises en place à des altitudes différentes, avec un mix de cultures agricoles, d’arbres fruitiers, d’arbres « comestibles » toutes natives. Les écoles rurales et le lycée agricole seront intégrés dans le processus de travail. Il a débuté en Juillet 2018.

 

Un écosystème unique

WhatsApp Image 2019-01-25 at 1.05.54 PM

La serranía de Perijá est la plus septentrionale branche de la cordillère des Andes, avec des pics à plus de 3500 mètres. Elle marque la frontière entre la Colombie et le Venezuela. Elle possède des caractéristiques écologiques qui la rendent unique. Les conditions climatiques spéciales se reflètent au sein d’une faune et d’une flore fortement endémique au territoire. Le relief abrupt génère des étages climatiques très marqués qui se succèdent rapidement. Un territoire merveilleux et bien souvent oublié du pays.

Économie locale

Le projet est situé à La Victoria de San Isidro (Municipalité de la Jagua de Ibirico), une zone fortement affecté par l’activité minière de charbon. En effet, la Jagua est la seconde municipalité du pays en termes de production de charbon, et la mine est considérée comme la quatrième mine à ciel ouvert la plus grande du monde. L’économie locale est donc fortement constitué de l’activité minière des groupes Prodeco et Drummond bien que très instable économiquement.

Les autres activités économiques sont majoritairement orientées vers l’agriculture. Les paysans possèdent des fermes de 6 à 100 hectares pour partie destinées à la culture de café. La caféiculture y est pratiquées selon des techniques conWhatsApp Image 2019-01-25 at 1.05.56 PM (3)ventionnelles basées sur l’utilisation de variétés hybrides et l’usage d’intrants chimiques de synthèse sur des cafés en plein soleil qui entrainent une dégradation rapide des conditions environnementales de la zone par une disparition progressive de son capital naturel. De plus, on observe un risque élevé de déforestation des forêts subsistantes par le retour de populations victimes du conflit entrainant ainsi la mise en culture de nombreux espaces non exploités pendant plusieurs décennies.

Voir les actualités du projet ici