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Actualités 2017

Décembre 2017

Cours sur les biopesticides, chocolatada et remise des prix à Ungaroni

ungaronipremios_decembre2017_msardaCe jeudi 21 décembre 17, nous sommes allés l’ONG Envol Vert, Julio, l’ingénieur José Cornejo Herrera du Bosque Modelo et Karen du CEDEPAS à Ungaroni pour voir les enfants. Ce jour-là, Karen a réalisé un cours sur la fabrication de biopesticides à partir de rocoto, d’ail et de racine de cube (un petit arbre que les enfants connaissaient bien). Pour cela, Karen est rapidement passée à la phase pratique en proposant de former trois groupes : un avec José pour la préparation du rocoto, un avec Julio pour la racine de Cube et un avec moi pour l’ail. Les enfants étaient chargés d’écraser chaque élément qui était ensuite mis dans des récipients différents avec de l’eau. Une fois fait, les préparations peuvent être aspergée sur les légumes pour tuer ou éloigner les insectes.
agroforesterie et caféAprès l’apprentissage, le divertissement : en compagnie de Julio, José et les enfants, nous avons donc fait une partie endiablée de football avec des enfants (et José !) très animés ! Puis un peu de repos, les enfants savourent le chocolat chaud préparé par Esmerly, une des jeunes filles d’Ungaroni, et le panettone. Enfin nous terminons la journée par la remise des prix en fonction de la participation de chacun dans le jardin. Cinq enfants ont été plus particulièrement récompensés pour avoir été beaucoup plus investis dans la mise en place et l’entretien du jardin.

 

Novembre 2017

Les bénéficiaires d’Envol Vert à la rencontre de systèmes agroforestiers diversifiés

Le 18 Novembre 2017, 23 bénéficiaires du projet « Agroforesterie et café » ont participé à la visite de deux fermes exceptionnellement diversifiées et pratiquant l’agroforesterie.

 

visite_chez_victor_maceta_novembre2017Chez Victor Macetas, les participants ont pu apprécier l’association du café avec une grande diversité d’espèces végétales : manguiers, papayers, bananiers agrumes et bois d’œuvre. Il y a 7 ans, Don Victor a commencé à replanter des arbres sur sa parcelle aussi bien pour la production de bois que pour la récupération de son sol, largement dégradé par la monoculture de maïs. Un arbre a notamment intéressé les producteurs : un cèdre colombien planté il y a 7 ans et qui a déjà atteint une taille satisfaisante, leur montrant un résultat tangible aux efforts qu’ils fournissent au sein du projet pour la reforestation de leur parcelle. La diversité présente dans la ferme permet d’obtenir un sol très nutritif et d’améliorer la productivité du café. Don Victor n’a ainsi pas besoin d’apporter beaucoup d’intrants externes, tels que les engrais ou les pesticides, ce qui limite fortement ses dépenses et permet également la préservation de l’environnement. Les producteurs ont d’ailleurs pu noter l’intérêt du couvert forestier pour garder de la fraîcheur au sein des cultures et limiter l’évaporation, donc la perte d’humidité du sol.

De plus, Don Victor possède un petit bassin piscicole qui s’autoalimente presque entièrement grâce aux fruitiers. Il s’est également lancé dans l’apiculture. Ces deux dernières activités sont principalement destinées à sa propre consommation.

 

pisciculture_chez_ivan_espinoza_novembre2017La visite s’est poursuivie chez Ivan Espinoza, aux multiples talents. Producteur de café, il aime faire de nouvelles expériences, associant son café à de nombreuses espèces forestières et fruitières, installant un bassin de pisciculture et une pépinière d’agrumes sur sa parcelle. Il pratique d’ailleurs lui-même les greffes de fruitiers, et nous a rappelé les cycles lunaires des plantes. Les participants ont également pu visiter son espace de germination fait avec du sable, ainsi que ses serres contenant des agrumes et des ligneux en croissance.

Par cette journée découverte, les participants ont pu apprendre de nouvelles techniques pour leurs propres productions et avoir de nouvelles idées pour diversifier leur ferme. A la vue des bénéfices d’un système agroforestier diversifié, les producteurs ont pris conscience de l’intérêt du travail de reforestation qu’ils réalisent avec Envol Vert.

pasantiabuenavista_novembre2017

 

Octobre 2017

Parcelles démonstratives

L’organisation Kokopelli a fait dont à l’ONG Envol Vert de nombreuses graines de légumes (courges, carottes, salades, tomates…). Ceci a permis d’organiser l’installation de deux potagers biologiques à Pampa Azangaro et à Ungaroni.

pampaazangaro_nov2017_Claine2Pampa Azangaro

A Pampa Azangaro un jardin biologique a été mis en place dans la parcelle de Don Jesus Gamarra Pino. Avec lui, participent également les Señoras Zefira, Edith y Marcelina y Don Edgar. Les 5 participants ont compris l’importance de ce jardin écologique, qui respecte l’environnement, tout en leur fournissant une production importante, et sont donc tous très actifs et viennent régulièrement surveiller la parcelle. Afin de planter les légumes, les producteurs ont créé plusieurs lits de culture. La terre de chaque lit a été enrichie par de l’engrais organique (pulpe de café, déjections de cuy..).

Les producteurs ont déjà pu récolter 33 salades chacun, des tomates de différentes variétés (tomates jaunes ou rouges), de la coriandre et du basilic. Mais il reste encore de nombreuses espèces de légumes telles que les carottes, les choux, les haricots, les aubergines, les cotes de blette, les melons. Afin d’améliorer l’esthétique de leur potager, les participants ont également planté des fleurs.

ungaroni agroforesterie et caféAfin de protéger les légumes des maladies ou des ravageurs, les 5 participants, à tour de rôle, appliquent une solution de piment (laissée à fermenter une nuit) qui est un puissant répulsif contre les ravageurs. Enfin, pour que les légumes ne pourrissent pas par excès d’eau, des petits conduits ont été creusés pour drainer l’eau.

L’objectif de ce jardin est d’observer des règles de permaculture et donc d’effectuer des rotations de culture dans l’espace et dans le temps, mais également d’effectuer un contrôle des maladies, ravageurs et adventices de manière biologique.

Dans la partie haute du jardin, se trouve aussi une forêt comestible. Il a donc été planté une association d’arbres fruitiers et de légumes tels que le maïs ou des haricots.

ungaroni agroforesterie et caféUngaroni

A Ungaroni, un jardin a été créé afin de permettre d’améliorer et d’équilibrer l’alimentation des enfants à la cantine de l’école.

Le dessin initial a été fait en accord avec les enfants selon différentes formes géométriques mais a été changé pour des raisons pratiques. Lors de quelques journées de travail, les papas ont aidé à désherber et à créer les lits de culture, puis à mettre une maille permettant de protéger les productions du soleil. Suite a cela, un système d’irrigation a été mis en place par José Cornejo Herrera, un système de pompe à pression, permettant d’alimenter un bassin au-dessus du jardin et ainsi d’arroser les légumes.

 

Puis les enfants ont alors semé de nombreux légumes tels que des salades, des tomates, des navets, des radis, des melons, des concombres, des carottes, ou encore des courges. Les enfants ont déjà pu récolter leurs salades et radis, des concombres et une courge.

ungaroni agroforesterie et café

 

Août 2017

La ferme Jackfruit accueille la première Escuela de Campo du projet AGRO

Pasantia Jackfruit © MANTUNESSaul Llantoy Jayo est un agriculteur hors du commun dans la Selva Central. Avec 18 hectares cultivés, ce sont près de 200 espèces qui fleurissent dans sa ferme, principalement des fruitiers. Il a commencé avec du cacao, puis a peu à peu diversifié sa ferme, ramenant des graines de toutes les régions du Pérou. En 2011, il découvre le Jackfruit, un fruit originaire de Malaisie, qui peut peser jusqu’à 40 kg, et d’après lequel il a nommé sa ferme. Sa curiosité le pousse à expérimenter de nouvelles cultures, de nouvelles associations, avec la certitude que plus il y a d’espèces sur sa parcelle plus celles-ci se protègent les unes les autres des maladies et des ravageurs.

Pasantia Jackfruit © MANTUNESEn 2017, Envol vert, en association avec les coopératives CAMPC et Valle Ubiriki, ainsi que l’association Bosque Modelo Pichanaki, a commencé à mettre en place des parcelles démonstratives de diversification des cultures. L’idée est d’associer les espèces forestières, fruitières, médicinales et maraichères sur une même parcelle afin de lutter avec les producteurs contre l’insécurité alimentaire.

Pasantia Jackfruit © MANTUNESAvec la visite de la ferme de Don Saul, les participant.e.s ont pu apprécier l’intérêt de la diversité sur une parcelle. La papaye et les bananes se récoltent toutes les semaines, le cacao toutes les deux semaines, et chaque fruit, des cerises aux figues, en passant par la grenade et la guanabana, le raisin et le marañon, a sa saison, ce qui lui laisse peu de temps de repos. C’est la grande différence avec le café (principale culture des participant.e.s), dont la charge de travail est très inégale entre les mois de récolte (mai à août) et le reste de l’année.

Pasantia Jackfruit © MANTUNES

Les participant.e.s de cette visite repartent la tête pleine de nouvelles idées pour leur ferme. La sacha inchi pour les un.e.s, le raisin de la forêt pour les autres, la graine de la diversification est semée dans les esprits.

Juillet 2017

PERUNIDAD s’engage au côté d’Envol Vert : témoignage de leurs premiers jours passés à Pichanaki

[AGROFO]faenaCAMPC_juillet2017@M.ANTUNES
Construction d’une pépinière avec des membres de la coopérative de femmes
Perunidad est une association d’étudiants de L’école Centrale Paris qui, chaque année, préparent tout au long de l’année leur séjour solidaire de 6 semaines au Pérou. Cette année, 4 étudiants rejoignent les volontaires d’Envol Vert à Pichanaki pour les soutenir dans leur projet de reforestation.

Nous sommes arrivés le dimanche 2 juillet et avons été accueilli.e.s à bras ouverts par Coline, Solenne et Mélanie, les 3 volontaires d’Envol Vert basées à Pichanaki. Dès notre arrivée, elles nous emmènent découvrir les spécialités culinaires locales avec de la Yuca frita en guise de petit déjeuner, premier d’une longue série de plats savoureux. Après avoir découvert la ville, nous nous endormons dans le calme de Pichanaki pour nous préparer à la première semaine de travail qui nous attend.

[AGROFO]rénovationgerminadero_juillet2017@M.ANTUNES
Rénovation du germinadero avec les volontaires de PERUNIDAD
Pour le premier jour de travail, nous nous rendons à l’espace de germination, où naissent tous les futurs arbres plantés par Envol Vert, à la fois pour découvrir les lieux mais aussi pour travailler à sa rénovation et son agrandissement.

Ces deux premiers jours ont été l’occasion d’approfondir notre travail d’équipe au sein de Perunidad mais aussi avec les autres volontaires, et Julio, technicien péruvien indispensable aux projets d’Envol Vert à Pichanaki.

[AGROFO]ConcoursdecafesCAMPC_juillet2017@AMESCALANTE
Concours de cafes especiales de CAMPC
Après les travaux du début de semaine, nous avons pu assister à un concours de « café especial » à CAMPC, la coopérative de femmes, qui nous a permis de mieux comprendre les différents enjeux du projet mais aussi la culture du café. Cette journée s’est conclue par la dégustation de café qui a révélé la grande qualité du café d’Ana Maria, la présidente de CAMPC.

[AGROFO]rénovationgerminadero2_juillet2017@M.ANTUNES
Rénovation du germinadero avec les volontaires de PERUNIDAD
Les jours suivants ont été consacrés à la construction d’une pépinière et la préparation d’activités de sensibilisation que nous mènerons dans des collèges dans les semaines à venir.

Nous retiendrons de cette première semaine un peu de fatigue suite aux activités physiques mais aussi et surtout de l’émerveillement du fait de la rencontre avec la culture péruvienne si riche. Nous sommes encore plus motivés à travailler avec les volontaires d’Envol Vert sur les différents projets dans les semaines qui viennent pour aider à leur réussite mais aussi pour continuer à découvrir de multiples aspects de la culture péruvienne.

Mai 2017

Le projet AGRO teste un nouveau traitement biologique dans son espace de germination

Alcanfores en germination

L’espace de germination est un peu le cœur du projet AGRO. C’est là que tout commence, avec l’installation des graines récoltées par les volontaires. Variant de quelques semaines à quelques mois selon les espèces, la germination est la période critique au cours de laquelle la plante va connaître son premier développement avant d’être repiquée en terre. Il faut contrôler l’ombre, l’humidité, le développement des racines, tandis que les fourmis coki (coupe-feuille) ou le champignon chupadera (Rhizoctonia solania) peuvent attaquer à tout moment.

Préparation du Bacillus Subtilis (30cl pour 3 litres d’eau)

Avec l’aide du biologiste Manuel Armas, de l’université San Marcos, l’espace de germination a bénéficié d’un nouveau traitement qui permet de contrôler les principales maladies qui peuvent affecter les plantes à l’étape de la germination. Le Bacillus Subtilis et le Trichoderma Harzianum sont deux micro-organismes aux propriétés multiples. En entrant en compétition avec les champignons pathogènes pour l’espace et le nitrogène, ils empêchent leur développement, ce qui permet un contrôle biologique de certaines maladies courantes. D’autre part, ces champignons bénéfiques, par la production d’antibiotiques, activent les gênes défensives des plantes en germination, ce qui les rend naturellement plus résistantes. Le Trichoderma Harzanium est également un stimulateur de croissance, ce qui pourrait aider certaines graines récalcitrantes à germer et ainsi leur permettre de rejoindre leurs sœurs en pépinière. Enfin, certaines études ont montré que ces champignons pourraient aider à récupérer les aires très abîmées en accélérant la dégradation de certains pesticides persistants.

Application du traitement

L’application de ces champignons se fait par fumigation en mélangeant la bactérie avec de l’eau. Une semaine plus tard les graines peuvent être installées sur les lits de sable traités, et profiter des nombreux bénéfices de ces micro-organismes.

Cette expérience a été rendue possible grâce à l’alliance qu’Envol Vert a développée avec l’Association Bosque Modelo Pichanaki.

 

 

 

 

Mars 2017

CAMPC et Envol Vert célèbrent la journée internationale des droits des femmes

Ana Maria Ramirez Escalante, présidente de CAMPC

7 mars 2017. Avec un jour d’avance, la coopérative de femmes productrices de café CAMPC célébrait la journée internationale des droits des femmes lors d’un événement public à Pichanaki. L’occasion de rassembler une trentaine de personnes, membres ou non de la coopérative, autour du rôle de la femme dans le champ productif et dans l’amélioration de la vie familiale. Un programme riche en discussions, projections et animations a fait la réussite de cette journée. En tête d’affiche, le documentaire Salir Adelante, réalisé avec l’appui d’Envol Vert, raconte le parcours de quatre femmes fondatrices de la coopérative, leurs craintes et leurs réussites, mais aussi leurs rêves pour le futur. A suivi une discussion animée par l’ingénieure agronome Yerill Giomar Torrez Ruiz autour de l’équité des genres dans le champ productif.

Invitation réalisée avec l’appui d’Envol Vert

Il a ensuite été question des droits des femmes dans le contexte de la violence familiale, un temps animé par l’avocate Miriam Vivanco Vila et la psychologue Judith Castellano de la Cruz. Deux femmes, deux approches complémentaires pour répondre à un même problème.

Les deux femmes ont également offert des consultations privées, ‘Une belle initiative, commente Doña Aurora, membre de la coopérative, ça montre aux femmes qu’elles ne sont pas seules, qu’elles peuvent surpasser ces problèmes et être fières de ce qu’elles sont, des femmes, des mères et des productrices.

Photo de groupe à la fin de l’événement

La journée s’est terminée sur un ton plus léger avec un concours de plats traditionnels, des jeux et la remise de plants de cèdres colombiens. La présidente de la coopérative, Ana María Ramírez Escalante regarde les dernières participantes sortir de la salle avec satisfaction : ‘Ce genre d’événement est une première à Pichanaki, je crois que certaines femmes aujourd’hui ont pris conscience de leurs droits, mais aussi de leur pouvoir.’ Peut-être bientôt viendront-elles apporter leur pierre à l’édifice de cette jeune coopérative pleine d’avenir.

Janvier 2017

Julio, une mémoire péruvienne du projet

agroforesterie_fev17Julio est un peu la mémoire du projet d’Envol Vert à Pichanaki. Contracté en 2012 pour assister les travaux de reforestation, il a vu évoluer le projet et a formé un à un tous ses volontaires. Il revient sur les raisons qui ont motivé son investissement aux côtés d’Envol Vert.
Ingénieur agronome spécialisé dans la culture du café, c’est en travaillant sur la certification des exploitations qu’il commence à s’intéresser aux systèmes agroforestiers. L’idée d’installer des arbres sur des parcelles n’étaient alors que très peu prise au sérieux, « les producteurs étaient habitués à gagner de l’argent rapidement », alors que la sylviculture demande un investissement à long terme. Dès les premiers résultats, les producteurs se laissent convaincre et aujourd’hui, Julio salue le travail « Il y a des producteurs qui s’identifient au projet, qui y sont très attachés. Ils ont pris conscience de la dégradation des sols et des services que rendent les arbres à leur parcelle : ombrage, réduction de l’utilisation de fertilisants, retenue de l’eau ». Julio espère bien que les bénéficiaires du projet vont à leur tour sensibiliser leur entourage et ainsi permettre au travail de reforestation de s’étendre.
agroforesterie_fev17_3Julio place l’échange au cœur de son travail. Echange avec les producteurs qui apprécient le suivi sérieux du projet et s’investissent d’autant plus que celui-ci n’est pas « une fleur d’un jour ». Echange également avec les différentes organisations autour des pratiques de reforestation – il ignorait par exemple les effets de certaines espèces exotiques sur la qualité des sols. Echange, enfin, avec les volontaires, venus de bien loin avec de nouvelles expériences à partager. L’un d’entre eux ne parlait pas espagnol en arrivant, mais l’agronome lui a permis de rapidement comprendre les enjeux du travail de terrain… et la nécessité de s’acheter des bottes pour assurer les descentes sur les parcelles à flanc de montagne !agroforesterie_fev17_2

Janvier 2017

Lire l’intégralité du rapport 2016

Quelques chiffres

  •  Signature d’accords de partenariat avec 3 coopératives de producteurs de café pour la phase actuelle du projet (mai 2016 – mai 2017)
  •  18343 arbres plantés dans 15 hameaux différents
  • 181,5 hectares convertis à l’agroforesterie ou en récupération
  •  20 pépinières construites avec le soutien des bénéficiaires du projet au sein des centres peuplés, les villages qui entourent la ville de Pichanaki
  •  2 Communautés natives impliquées au sein du projet
  •  190 familles impliquées pour l’amélioration de leur cadre de vie et la restauration des écosystèmes
  •  14 journées de formation et de sensibilisation organisées ayant réunis en tout près de 340 personnes
  •  Signature d’un accord de partenariat avec la Municipalité de Pichanaki qui s’est engagé à soutenir le projet.

Les actions de reboisement

agrof_fev17En 2016, la germination de plus de 50 000 graines, provenant de 5 espèces différentes[1] ont permis de fournir aux 20 pépinières les plantules nécessaires au reboisement. Un grand nombre de plantules sont encore en phase de croissance au sein des pépinières et des plantules de 4 nouvelles espèces[2] seront apportées durant les premiers mois de 2017. Les actions de reboisement en 2016 ont associé les bénéficiaires à l’ensemble des activités du processus. En plus de fournir une aide conséquente, l’implication des bénéficiaires est un atout indispensable dans le cadre des actions de sensibilisation ainsi que pour s’assurer que les arbres seront effectivement plantés. Les bénéficiaires sont formés à l’ensemble des étapes nécessaires au reboisement et peuvent ainsi librement le reproduire de manière autonome. Pour chaque pépinière, un coordinateur bénévole est désigné. Par ailleurs, le projet accorde un soin particulier à récolter lui-même une partie des graines d’arbres avec l’aide des bénéficiaires où à acheter les semences directement auprès de producteurs locaux. Ceci permet à la fois d’augmenter le nombre de graines disponibles mais également de rémunérer les agriculteurs en leur achetant directement les graines, et ainsi les inciter à conserver les arbres semenciers de la zone.

[1] Cèdre, Acajou, Ulcumano, Bolaina et Alcanfor
[2] Espèces de Moena, Tornillo, Nogal et Turpai

Formation et sensibilisations

agrof_fev17_2.pngEn 2016, plusieurs formations ont été organisées au sein du projet. La première était réalisée directement au sein d’une exploitation et concernait les techniques de plantation des arbres (distance, marquage, désherbage….). 9 journées ont ainsi été organisées. Un guide pratique à l’attention des producteurs est actuellement en cours d’élaboration pour servir de support à ces journées de formation.

Le second type de formation consistait en un débat sur le thème du cadre juridique du reboisement et de la vente du bois au Pérou. Trois journées de formation rassemblant 200 personnes ont permis d’expliquer la nouvelle loi de Faune et Flore sylvestre officiellement parue en 2015. Les journées étaient animées par un intervenant du Service Nationale Forestier et de Faune Sylvestre (SERFOR).

Enfin part, deux journées de sensibilisation aux enjeux de la reforestation ont rassemblé 62 personnes. L’une d’elle a été organisée avec des étudiants de l’Institut d’étude technologique de Pichanaki. Sensibiliser les techniciens agricoles de demain revêt un enjeu particulier.

« L’utilité sociale » du projet d’Agroforesterie

agrof_fev17_texteDepuis plusieurs années, Envol Vert s’attache à évaluer l’impact de ses projets, sur le plan environnemental et économique mais également social et sociétal. En 2016, une première enquête montre des résultats encourageant. L’indice global d’utilité social est élevé (0,73/1), signe d’une satisfaction importante des bénéficiaires vis-à-vis du projet, d’une adéquation des activités avec leurs attentes initiales et personnelles et d’une bonne compréhension de l’impact potentiel du projet sur la restauration des écosystèmes. Les résultats sont particulièrement élevés pour les dimensions politiques, environnementale, de bien-être et sociale. Les résultats de l’enquête viennent confirmer les tendances de la première étude qui mettait notamment en avant la modification des pratiques des agriculteurs, notamment l’usage d’intrants chimiques à forte concentration et le recours à l’abattis brulis. Et confirme que le choix du travail en équipe par le biais de pépinières collectives a un effet important sur le renforcement des liens entre bénéficiaires et la cohésion au sein des hameaux. Les producteurs jugent positivement l’impact du reboisement sur la régénération des espaces cultivés et sur la qualité du café produit. Enfin, les réponses quant à l’épanouissement personnel lié au projet sont fortement positives (augmentation du sentiment d’auto-estime et un renforcement de l’autonomie personnelle.

Lire l’intégralité du rapport 2016