agroforestry and coffee

Actualités 2018

Septembre 2018

Un espace de germination à la mémoire d’Edouard Douchy

@S.Rousseau
@S.Rousseau

Fin 2016, Envol Vert recevait une donation de la famille et des amis d’Edouard Douchy. Une belle contribution pour le projet péruvien « Agroforesterie et récupération d’aires dégradées en zone cafétale» qui a favorisé la plantation de près de 20 000 arbres dans la région de Pichanaki en 2017.

Il s’agissait pour l’association de remercier sa famille mais aussi de rendre un nouvel hommage à cet amoureux de la nature, passionné des forêts. C’est ainsi que fin août 2018, l’espace dédié à la germination de l’ensemble des arbres a été nommé en son honneur « Germinadero Edouard Douchy ».

Le projet continu, de nouvelles graines sont installées chaque mois dans cet espace de germination, autant de futurs arbres qui seront plantés durant les prochaines années dans la région au nom d’Edouard Douchy « bienfaiteur des amis de la forêt ».

 

Août 2018

Les possibilités de vente de bois se précisent pour nos bénéficiaires !

Après 5 mois de recherche, auprès de 30 acteurs qui animent la filière du bois et du café, nous pouvons déjà nous réjouir des premiers résultats. De la chacra jusqu’à Lima, nous sommes allés à la rencontre de scieurs, chercheurs, ingénieurs, coopératives, organismes certificateurs, transformateurs… et importateurs de bois, pour connaître le potentiel de vente du bois produit sur les parcelles agroforestières. Les entretiens nous ont fourni de nombreuses informations sur les arbres que nous proposons pour l’agroforesterie.

L’altitude est le premier facteur à prendre en compte avant de choisir les essences à installer. En effet, le Cèdre colombien (Cedrela langustifolia) pousse à n’importe quel niveau mais l’Ulcumano (Nageia rospigliosii) ne peut se développer qu’à partir de 1200 m d’altitude. Il faut ensuite savoir si l’essence est compatible avec le café, ou s’il est préférable de l’installer en bordure de la parcelle, ou en massif (comme par exemple le Nogal negro – Juglans neotropica).

Selon l’essence, on pourra obtenir des produits sur du court terme, comme avec le Pacae (Inga macrophylla), qui fournit à la fois des fruits et du bois de feu, pour la consommation personnelle des agriculteurs. Pour produire un bois de meilleure qualité, il faudra veiller à planter d’autres essences plus fines, qui nécessitent des temps de croissance plus longs, comme la fameuse Quina Quina (Cinchona officinalis). D’autres essences encore, de moindre qualité, pourront être vendues après seulement 8 ans, comme la Bolaina blanca (Guazuma crinita Martius), utilisée pour les bâtonnets de glaces et les palettes.

Tant de nouvelles ressources, à différentes échéances pour les bénéficiaires du projet ! Sans oublier l’intérêt qu’ils en auront sur la chacra, énoncé par les ingénieurs forestiers et agronomes interrogés : la restauration d’espèces menacées (comme l’AcajouSwietenia macrophylla), l’amélioration des sols, la protection des plants de café et l’utilisation des branches issues des tailles pour l’installation de « barreras muertas » (des lignes de rémanents forestiers qui traversent et stabilisent les sols des parcelles en pente pour limiter l’érosion).

Il ne reste plus qu’à savoir si les essences que nous utilisons sont bel et bien compatibles avec le marché local voire international, et quelle est la place des essences exotiques dans celui-ci ? Nous verrons cela le mois prochain !

 

Juillet 2018

La 2nd saison de PERUNIDAD est ouverte !

©J.Damlincourt
©J.Damlincourt

Alors que l’an dernier l’ouverture d’un partenariat avec l’association étudiante PERUNIDAD avait été couronné d’un franc succès, c’est sans hésitation qu’a été envisagé son renouvellement pour une seconde édition. Ainsi, une fois encore quatre étudiants de Central Supelec ont fait le choix de venir en appui au projet de Pichanaki, un apport aussi bien humain que financier.

En effet, après avoir récolté des dons tout au long de l’année, le groupe a débloqué une généreuse enveloppe à apporter en même temps que leur expertise sur des projets aussi riches que variés.

©J.Damlincourt
©J.Damlincourt

Au programme : activité de construction de pépinière, entretien des espaces de productions, développement d’alternatives économiques via la création de cuisine améliorée et de four communautaire. Une attention spéciale sera aussi accordée aux activités de sensibilisation au sein des écoles de la région, notamment auprès d’un groupe environnementale créée par quelques professeures particulièrement investies. Un enjeu tout aussi important pour le changement des pratiques vers une forêt et un environnement mieux préservé.

Antoine, Donatien, Magali et Lina intègreront donc nos équipes pendant 5 semaines. Leur intégration a débuté ce lundi 2 juillet par la découverte des coopératives de café partenaires, qui leur ont fait découvrir l’ensemble du processus post-récolte. Une occasion pour la coopérative de femme de trouver un peu de main d’œuvre pour le tri manuel des grains de café, un travail fastidieux mais nécessaire pour le contrôle de la qualité.

Juin 2018

La récolte du café a commencé !

©J.Damlincourt
©J.Damlincourt

Le moment tant attendu de la récolte du café a débuté en Mai et s’étendra jusqu’à fin Juillet, une étape de l’année primordiale pour les producteurs et les coopératives qui impacte l’ensemble du quotidien.

©J.Damlincourt
©J.Damlincourt

Dans une ville où tout est question du café difficile de passer à côté de l’intensité de cette période, le café sèche en plein soleil jusque dans les rues, les camions chargés à leur maximum transitent dans la ville pour vendre au plus offrant, les coopératives s’activent pour assurer un bon suivi du processus post récolte, autant d’étapes qui conditionneront par la suite la qualité de vie concrète des producteurs.

Pour le projet c’est également une période de flottement un peu particulière, l’occasion de serecentrer sur nos objectifs et de pouvoir apprécier le fruit de nos efforts. En effet, les systèmes agroforestiers mis en place par le programme visent de nombreux objectifs mais la pertinence du projet réside dans cette association de plantations nécessaires à des productions saines et de qualité.

Nous profitons de ces instants pour intensifier la recherche de nouvelles semences ainsi que l’organisation de projets ponctuels futurs, tel que l’accueil de l’association PERUNIDAD le mois prochain.

Mai 2018

Des arbres au service des producteurs de café

Voilà maintenant 2 ans qu’Envol Vert organise la plantation d’arbres natifs sur les parcelles de café de la zone de Pichanaki, pour les protéger des effets du changement climatique et reforester cette zone du Pérou particulièrement touchée par la déforestation. Mais il y a derrière cette action bien d’autres bénéfices cachés !

Sève de Sangre de grado, aux propriétés cicatrisantes
Sève de Sangre de grado, aux propriétés cicatrisantes ©M.TAPIE-PETIT

Les arbres plantés sont source de nombreux biens et services pour l’agriculteur qui les entretient : certains fourniront rapidement des fruits, de la sève, l’écorce, qui pourront être directement consommés par les bénéficiaires du projet, ou bien vendus, échangés contre d’autres produits obtenus dans les fermes voisines. D’autres arbres permettront au sol de s’enrichir en azote et à terme de baisser le taux d’engrais apporté.

 

 

 

Mais la principale utilisation des arbres, à plus long terme, sera le bois. Une retraite rassurante pour l’agriculteur, qui lui permettra de compenser les variations imprévisibles des prix du café chaque année. Tout au long de l’entretien des arbres, les produits forestiers comme les branches, le petit bois… pourront servir pour la cuisine ou encore sur les installations de l’exploitation. Après 10 ans, les arbres à croissance rapide seront les premiers à être prélevés, vendus au sein du marché local et remplacés au fur à mesure par des nouveaux plantules, dans un cycle continu de régénération forestière.

Plantules d'arbres
Plantules d’arbres ©M.TAPIE-PETIT

 

Cèdre colombien de seulement 7 ans
Cèdre colombien de seulement 7 ans ©M.TAPIE-PETIT

Dans ce but, une étude a vu le jour cette année à Pichanaki, pour valoriser ce futur bois. En effet, obtenir un beau bois, rentable sur le marché, demande du travail et de l’attention. Puisque nous sommes engagés dans la diversification des parcelles (avec près de 16 espèces de bois d’œuvre), cela exige une connaissance de la biologie de chaque essence. A cette fin, des fiches techniques destinées aux agriculteurs sont en construction, pour faciliter leur quotidien. Elles réuniront des informations sur la plantation, l’élagage, les risques de maladies et le prix moyen du bois sur le marché actuel.

En parallèle, une enquête auprès des acteurs clés pour ce projet permettra de connaître les prochains enjeux auxquels feront face les systèmes agroforestiers, et quelles essences valoriser. Ingénieurs forestiers, agronomes, scieurs, associations, coopératives, exportateurs…. Autant d’avis que d’idées, pour faire avancer ce projet aux multiples bénéfices.

Chacra à San Alejandro
Chacra à San Alejandro ©M.TAPIE-PETIT

 

Mars 2018

Des Graines pour Envol Vert !

Ce mois-ci sont arrivées les nouvelles graines de légumes offertes par l’association Kokopelli pour les parcelles démonstratives de nos agriculteurs !

[AGROFO]Production2017Pampa Azangaro avec Julio et Selmira_Janvier2018@M.SARDAL’année dernière, un premier lot de semences Kokopelli avait permis la réalisation d’une production diversifiée de légumes dans deux centres peuplés (Pampa Azangaro et Ungaroni), composée de choux, salades, tomates, carottes, courges, plantes aromatiques et bien d’autres encore.

Jesus Gamarra de Pampa Azangaro commentait il y a peu « nous sommes particulièrement satisfaits des variétés utilisées dans notre jardin car la récolte a été très productive ».

Cette première expérience a également permis de récolter des graines de salades, coriandre, basilic, choux, radis, navets et tomates… Permettant aux agriculteurs d’être autonomes sur leurs parcelles. Une continuité librement permise par le caractère reproductible des semences fournies par l’association.

[AGROFO]Récolte de laitue à Pampa Azangaro_Janvier2018@M.SARDADevant la volonté des producteurs de poursuivre le projet des parcelles démonstratives, et face à ces résultats, l’équipe a de nouveau sollicité l’association Kokopelli qui renouvellera une année encore son appui au projet.

Les potagers rencontrent un vif intérêt de la part des producteurs et leurs voisins, de par leur gestion biologique qui permet de bons rendements tout en garantissant une qualité supérieure aux produits, sans aucun danger pour la santé.

Cela permet donc aux producteurs de compléter leur alimentation grâce à un accès direct aux légumes et d’y apporter fibres et vitamines. A titre d’exemple, le centre peuplé de Pampa Azangaro se situe à plus d’1h30 du marché le plus proche. La production locale de fruits et légumes permet donc non seulement d’améliorer l’accessibilité et la qualité des produits, mais également de diminuer considérablement les coûts de transport.

Pour cette nouvelle année, deux campagnes de culture seront réalisées. La première commence ce mois-ci avec le désherbage et la préparation du terrain (lit de semences, engrais, organisation spatiale du terrain…) et devrait permettre l’obtention d’une récolte autour de juillet-août. En septembre, une seconde campagne aura lieu pour une dernière récolte en décembre ou janvier.

[AGROFO]Production de semence à Pampa Azangaro_Janvier2018@M.SARDA

Les graines fournies par Kokopelli étant reproductibles d’année en année, l’objectif à terme est de rendre les producteurs autonomes dans la production de semences. En effet, chaque année, ils pourront récolter les graines issues de leur propre production de légumes. Afin de diversifier au maximum les parcelles de chaque producteur, des échanges de semences pourront être effectués entre les différents centres peuplés, permettant par la même une cohésion des communautés au sein du projet.

 

Février 2018

De nouvelles espèces forestières pour l’année 2017 !

[AGROFO]Nogal Amarillo et Quina quina chez Roberta Quispe_Janvier 2018@M.CORREIA ANTUNESEn janvier 2018, une nouvelle espèce forestière a rejoint les pépinières des producteurs de café à Pichanaki : la Quina Quina. Celle-ci s’ajoute à liste des 15 espèces de bois d’œuvre inscrites au programme de reforestation (Moena, Alcanfor, Tornillo, Nogal, etc.). Cette forte diversification fait suite à la demande des producteurs de café, à leur implication dans le projet. En effet, une telle diversité d’espèces permet de fournir de nombreux services, tant pour la culture de café que pour l’écosystème dans son ensemble.
[AGROFO]Parcelle diversifié en agroforesterie_Février 2018@M.SARDAEn premier lieu, la diversification des espèces enrichit les écosystèmes, ce qui facilite la formation de niches écologiques pour de nombreuses espèces animales ou microorganismes présents dans les sols. Cette action permet notamment de réduire considérablement les maladies ou ravageurs. De plus, l’ombre fournie par les arbres va limiter la présence d’adventices et protègera les cultures en contre-bas. Par ailleurs, la litière constituée par les feuilles tombées au sol permet d’enrichir la terre en matière organique, et limite ainsi l’usage d’intrants chimiques. Une économie non négligeable, qui peut aussi permettre d’accéder à la certification biologique. Enfin, la protection des cultures (du vent par exemple) se fait aussi via l’implantation de haies vivantes avec des espèces forestières telle que la Bolaina Blanche.

[AGROFO]Repique de quina quina chez Roberta Quispe_janvier2018@M.CORREIA ANTUNESLes systèmes agroforestiers se basent sur ces éléments. Dans le cadre de la culture du café, des espèces natives telles que la Caoba (Acajou), le Cèdre Colombien ou encore l’Ulcumano se retrouvent au sein des parcelles de café.

Au sein des systèmes forestiers, la particularité de certaines espèces est bénéfique pour l’ensemble de l’écosystème. Cette diversité permet notamment de diminuer la compétition intraspécifique au sein de la parcelle grâce à des besoins en nutriments, eau et ensoleillement variables. Certaines espèces peuvent également avoir une fonction spécifique comme fournir des nutriments et de l’eau au milieu. Par exemple, l’Oropel étant une légumineuse, elle stocke et apporte de l’azote au sol. Par ailleurs, elle retient l’eau ce qui la rend idéale dans les zones souffrant de sécheresse.

[AGROFO]Diversité de plantules en croissance dans le germinadero à Pichanaki_Mars 2018@M.CORREIA ANTUNES

En plus des intérêts écosystémiques, disposer de plusieurs espèces permet aussi au producteur d’effectuer une coupe échelonnée sur plusieurs années et de ne pas déboiser complètement sa parcelle. Associée à un programme de reforestation continue, l’exploitation du bois peut être envisagée de manière durable et rentable avec des revenus échelonnés dans le temps en fonction de la maturité de l’arbre, variable selon les espèces. En plus de la valeur du bois, l’intérêt du producteur se trouve aussi dans la valeur qu’a la graine. La commercialisation des semences constitue également un revenu non négligeable qui participe à la sauvegarde des arbres semenciers et endémiques de la région tout en poursuivant la reforestation.
Par ailleurs, en plus de ses spécificités fonctionnelles, chaque espèce pourra être exploitée de différentes façons selon ses caractéristiques. Nous travaillons avec des bois de différentes qualités. A terme, la Bolaina pourra être transformée en bâtonnet pour les glaces alors que d’autres espèces plus résistantes seront plutôt appréciées pour la construction.

Enfin, pour un système diversifié complet, les producteurs ont commencé à récupérer les graines d’espèces fruitières pour les installer au sein de leur parcelle. En plus d’apporter de la variété, cette fois l’arbre a un impact direct pour les producteurs qui peuvent récolter les fruits et varier leur alimentation.

Autant d’alternatives qui permettent plus d’autonomie et de ressources à l’agriculteur, face à un marché du café fluctuant.

Photos @M.SARDA

 

Janvier 2018

Récapitulatif des activités 2017

Les chiffres clés

– 20 083 arbres plantés

– 200,83 ha reboisés en systèmes agroforestiers

– 15 pépinières construites ou rénovées dans autant de villages

– 192 familles d’agriculteurs investies à chaque étape, de la gestion de la pépinière à la plantation des arbres

– 33 journées de formations avec plus de 339 participants sur divers thèmes liés à l’agroforesterie et la gestion responsable des parcelles

– 15 actions de sensibilisation à l’environnement auprès des enfants du district avec plus de 170 participants

– 3 Coopératives investies quotidiennement et plus de 5 partenaires institutionnels et associatifs locaux en appui

pasantiabuenavista_novembre2017

En 2017, le projet « Agroforesterie et Café » a confirmé sa popularité croissante par une augmentation d’arbres plantés d’environ 10% par rapport à 2016. Les enjeux principaux se sont donc concentrés sur la diversification des espèces natives apportées ainsi que l’autonomisation des participants.

pampaazangaro_nov2017_Claine216 espèces d’arbres sont venues alimenter les pépinières des bénéficiaires, le bois d’œuvre toujours à l’honneur a également laissé place à quelques arbres fruitiers dans une dualité d’objectifs, à la fois de souveraineté alimentaire et d’apports économiques additionnels. Un programme aussi chargé en formation qui encourage lors de chaque rencontre à la gestion raisonnée des parcelles (traitements organiques, coupe raisonnée, certification du bois…) vers un changement durable des pratiques et une reforestation continue.

Afin de soutenir cette diversification, deux parcelles de démonstration ont été mises en place pour attester par la pratique des mécanismes de planification des parcelles ainsi que de diversification de revenus par l’exploitation de ressources combinées. Ces fermes intégrales disposent, entre autres, de forêt comestible, de potager biologique et apporte une réflexion supplémentaire à des thèmes spécifiques comme l’irrigation.

visite_chez_victor_maceta_novembre2017C’est aussi en ce sens qu’en Novembre dernier a été organisée la première visite d’une ferme bénéficiaire du programme 7 ans auparavant et qui a su mettre en place des systèmes agroforestiers innovants. Une occasion unique pour les représentants des 13 villages investis en 2017 de se rencontrer et d’échanger autour d’un projet commun, un premier pas vers l’autosuffisance et la montée en puissance des agriculteurs.

Cette année encore le projet « Agroforesterie et café » a été soutenu par de nombreux acteurs locaux et internationaux. A noter qu’un nouveau partenariat avec l’association universitaire PERUNIDAD a notamment permis le développement d’actions de sensibilisation auprès des jeunes par la venue de 4 étudiants durant 6 semaines.

Citation : « Avant le thème du coopératisme ne se voyait quasiment pas mais je me suis rendu compte que travailler de façon unie est quelque chose de plutôt agréable, y compris pour les producteurs, ils échangent et se motivent entre eux, ce qui fait que le producteur se sent mieux » Julio Antonio Wilbert Esteban, ingénieur agronome dédié au projet.

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