Actualités 2019

Novembre 2019

À Pichanaki, la sensibilisation des enfants pour une meilleure conscience environnementale

Cela fait maintenant plusieurs mois qu’Envol Vert renforce ses activités de sensibilisation auprès du jeune public péruvien. Divers sujets sont abordés allant de problématiques générales comme les enjeux du changement climatique à des activités pratiques comme la plantation d’arbres. Depuis juillet, environ 350 enfants ont suivi ces activités.

Retour sur nos activités de sensibilisation depuis juillet

Envol Vert met les bouchées doubles pour sensibiliser le plus d’enfants possible à la protection de l’environnement. Grâce à l’appui ponctuel de Perunidad (association de solidarité internationale de l’Ecole CentraleSupelec) en juillet et août, les écoles José Antonio Encinas à San Juan et Javier Manuel Prada à Pichanaki ont mis en place un potager bio dans l’enceinte de leur établissement.  Les discussions autour de la création du potager ont permis de nombreux échanges sur les catégories de plantes annuelles, l’association des cultures et les bénéfices des plantes aromatiques. Une des activités phare a permis aux élèves des deux écoles de remporter 614 arbres à l’issue d’un tournoi sportif.

Les enfants ont également été sensibilisés à des thèmes comme la protection de l’environnement (atelier d’apiculture et insecticides biologiques), la reforestation et l’alimentation équilibrée. Les écoliers, déjà sensibilisés aux problèmes environnementaux, se montrent très enthousiastes. Depuis début septembre, le suivi du potager de l’école Manuel Gonzalez Prada s’effectue une semaine sur deux par des volontaires Envol-Vert afin d’apprendre aux enfants à reconnaître les mauvaises herbes des pousses de légumes mais aussi de s’assurer du bon arrosage. Actuellement, les pieds de tomates font plus d’un mètre et la courgette a envahi tout l’espace.

Quoi de neuf à Pichanaki ?

Au mois d’octobre, les enfants ont apporté de nouvelles pierres à leur édifice. En effet, ils ont décidé de mettre un peu de couleurs à leur potager jugé trop triste. Envol Vert a donc participé à une activité artistique de peinture sur galets donnant lieu à de petits chefs d’œuvres aux allures de pingouins, coccinelles, oiseaux, poissons, abeilles etc. Ces moments conviviaux sont toujours un bon moyen d’attirer l’attention des plus jeunes sur la protection de l’environnement. Une volontaire a aussi donné un cours de 2h en anglais sur les légumes du potager à environ 15 élèves du club environnement. Une activité qui a rencontré un grand succès !

La forêt célébrée à Pichanaki

Du 4 au 8 novembre, c’était la semaine de la forêt à Pichanaki. Un bon moyen pour Envol Vert de s’impliquer dans la vie locale tout en transmettant les valeurs de protection de l’environnement. Nous avons participé à la collecte de déchets aux alentours de la rivière de Pichanaki ainsi qu’à une marche pour la protection de la forêt réunissant diverses institutions et écoles.

L’événement majeur de cette semaine de la forêt a été la plantation de 300 arbres offerts par Envol Vert à l’école de San Juan Centro Autiki (une communauté se trouvant à une heure de route de Pichanaki). Ces arbres avaient été gagnés lors du défi sportif organisé par Perunidad en août. 150 élèves accompagnés de leurs professeur(e)s ont planté leurs arbres après une cérémonie quechua d’offrandes à la Pachamama (La « Mère terre » des ethnies andines) pour invoquer la protection de ces arbres. Tout un symbole de la lutte des générations futures contre la déforestation.

 

Octobre 2019

Visite école autour du café et de ses alternatives économiques

Mercredi 30 octobre, 17 producteurs de café venus de Buena Vista et Pampa Azangaro (projet café et reforestation à Pichanaki, Pérou) ont participé à une pasantía autour du café et de ses différentes alternatives économiques. Cette pasantía, très inspirante et riche en enseignements techniques pour les producteurs, a aussi été l’occasion d’un moment de convivialité entre les deux groupes accompagnés par Envol Vert au titre des parcelles démonstratives.

José Jorgé Durand, le gérant de l’entreprise Highland Coffee, nous a d’abord fait visiter sa ferme modèle « Rainforest » à San Luis de Shuaro, au sein du Parque national de la Valle de Palomar. Il y cultive une soixantaine d’hectares de café biologique en agroforesterie. Ses parcelles sont diversifiées grâce à des arbres fruitiers (avocat, mangues, caimito, …), des arbres de bois d’œuvre, du cacao et des productions natives de l’Amazonie péruvienne qu’il considère comme le futur alimentaire du pays : du moringa, arbre dont les feuilles contiennent 17 fois plus de calcium que le lait et 25 fois plus de fer que les épinards, ou encore les termites. Avec un délicieux goût poivré, elles apportent deux à trois fois plus de protéines que le poulet pour une même quantité consommée.

Tout au long de la visite, les producteurs ont pu poser de nombreuses questions sur des thématiques aussi variées que les méthodes de fabrication d’engrais et de compost biologiques ou les installations pour améliorer la qualité de son café, et demander des conseils pour assurer le succès d’une activité d’agrotourisme ou diversifier leur ferme.

José Jorgé nous a ensuite fait visiter l’usine de transformation de produit Highland Coffee à La Merced : café, cacao, fruits et produis typiques de la forêt amazonienne, achetés à des groupements de producteurs et coopératives de la région, sont transformés en de délicieux fruits séchés ou confis enrobés de chocolat, jus et confitures au taux de sucre contrôlé pour la santé des consommateurs, tisanes et compléments alimentaires qui perpétuent les savoirs traditionnels ashaninka.

Le gérant de Highland Coffee a fortement encouragé les producteurs à s’organiser, à s’entraider et à valoriser leurs productions sur le marché local, afin de pouvoir vendre à un prix juste et de participer au développement du pays. Il a également invité les plus intéressés d’entre eux à revenir se former pendant deux jours à la gestion d’une activité alternative d’agrotourisme sur sa ferme modèle, et à participer à un cycle de formation sur la culture biologique de l’ananas. Enfin, il a émis le vœu de voir les agriculteurs faire un jour partie des fournisseurs de Highland Coffee. À bon entendeur !

Septembre 2019

Des ateliers de transformation pour la recherche d’alternatives économiques court terme

Les premiers ateliers de transformation de produits ont été organisés en septembre sur les parcelles démonstratives de Buena Vista et Pampa Azangaro. Ces ateliers ont été un franc succès : des bénéficiaires qui avaient dû abandonner le projet, par manque de temps, sont revenus à cette occasion et des femmes d’agriculteurs qui se tiennent habituellement à l’écart du projet se sont particulièrement investies. Au total, 24 personnes ont participé. Ces ateliers sont une avancée concrète vers la recherche d’alternatives économiques mais aussi de vrais moments de convivialité entre tous les acteurs du projet.

L’objectif d cet atelier de transformation était de chercher des solutions pour conserver les fruits et légumes des « chacras » pendant la saison des pluies, qui isole parfois les centres peuplés à cause du mauvais état des routes, et ainsi assurer une meilleure sécurité alimentaire. Enfin, ces produits transformés pourront être commercialisés par les agriculteurs, afin de leur assurer un revenu complémentaire au café.

Les deux premiers ateliers se sont concentrés sur la préparation de divers sauces tomates, afin de mettre en valeur les variétés originales et goûteuses des potagers qui font la fierté des agriculteurs, et d’une confiture de bananes. Comme les mangues ou les avocats, les bananes murissent en abondance sur une courte période de l’année mais sont souvent perdues, faute d’un marché local suffisant ou de savoir comment les conserver. Pour cette raison, ils seront au centre des prochains ateliers, avec de nombreuses possibilités déjà évoquées : conserves de fruits au sirop, chips de fruits séchés, compotes, chutney, etc.

Août 2019

Élaborer des systèmes agroforestiers adaptatifs pour une reforestation personnalisée et pertinente

L’implantation de systèmes agroforestiers adaptatifs représente un défi que les équipes d’Envol Vert tentent chaque jour de relever sur le terrain.

Loin de simples rangées d’arbres d’une seule espèce, nous pensons qu’un système agroforestier doit inclure un nombre de strates et une diversité d’espèces suffisantes à la récupération des écosystèmes et de la biodiversité. Un système agroforestier performant doit donc remplir un certain nombre de fonctions, comme l’approvisionnement en aliments pour l’agriculteur ou la génération d’alternatives économiques supplémentaires à la culture de rente.

Pour ce faire, de nombreuses espèces sont utilisées, pas moins d’une quinzaine sont valorisées chaque année au sein du projet en cours à Pichanaki.  Sélectionnées selon leurs caractéristiques agronomiques, leur adéquation à la zone ainsi que les volontés de chaque producteur, ces espèces d’arbres doivent ensuite être installées dans chaque parcelle de manière adéquate.

Ainsi, l’élaboration de systèmes agroforestiers est un travail complexe, qui demande de s’adapter à la situation de chaque agriculteur et famille bénéficiaire du projet. Il ne s’agit pas d’un modèle unique qui peut se généraliser à tout le monde. Pour réussir une telle adaptation, Envol Vert développe depuis plusieurs années ses compétences et connaissances au côté des producteurs bénéficiaires, ingénieurs agronomes et partenaires institutionnels locaux. Une méthode qui a déjà permis d’identifier les étapes clés : identification et analyse des profils agronomiques et socio-économiques, repérage et sélection d’espèces natives clés selon une grille d’usage, constitution d’associations d’espèces adaptées, autant d’éléments pouvant guider le bénéficiaire dans l’élaboration personnalisée de son aménagement agroforestier.

Depuis Août 2019, deux étudiants volontaires ont rejoint le projet et se dédient à la concrétisation de ces années de travail, un travail de compilation de connaissances prenant place sur deux projets (Pichanaki et Tingo Maria). Nous espérons qu’il pourra donner lieu à des approfondissements au sein des organisations partenaires afin de mettre en place des programmes de reforestation et d’accompagnement des agriculteurs les plus pertinents et pérennes possibles….pour accompagner les bénéficiaires à planter sans se planter.

Juillet 2019

Le partenariat avec PERUNIDAD fête ses 3 ans !

Pour la troisième année consécutive, le projet Agroforesterie et Café de Pichanaki a accueilli cinq volontaires de l’association étudiante PERUNIDAD de CentraleSupelec. La collaboration entre Envol Vert et PERUNIDAD remplit plusieurs objectifs : un échange humain multiculturel, la construction d’infrastructures sur les parcelles, un appui aux producteurs dans leurs travaux de reforestation ainsi qu’une participation financière pour appuyer Envol Vert dans ses missions au quotidien.

Ainsi, pendant six semaines les volontaires ont mené des actions très variées aux côtés d’Envol Vert pour soutenir les méthodes d’agriculture durable et la reforestation, sensibiliser les jeunes générations et améliorer les conditions de vie des agriculteurs membres du projet.

Les résultats du partenariat en chiffres :

  • Création de 8 potagers biologiques au sein de deux établissements de Pichanaki et ses alentours
  • 170 enfants sensibilisés à la protection de l’environnement (atelier d’apiculture), à la reforestation et à une alimentation saine issue d’une agriculture durable (fería gastronomique)
  • 614 arbres remportés par les enfants à l’issu d’un tournoi sportif combinant sports ancestraux ashaninkas et jeux occidentaux. Ils seront plantés lors de la Journée de la reforestation en novembre prochain
  • Construction de 3 cuisines améliorées et d’un four communautaire au bénéfice des membres du projet. Ils permettent de limiter la consommation en bois et d’évacuer les fumées à l’extérieur de l’habitation
  • Organisation d’un atelier de transformation de produits issus des parcelles et destinés à la vente avec les agriculteurs de Buena Vista
  • Construction d’un composteur, d’un séchoir à graines et de systèmes d’irrigation plus performants sur les trois parcelles démonstratives du projet

Finalement, resteront de ces six semaines une belle expérience humaine faite de sourires et de sueur au service des caféiculteurs de Pichanaki et ses environs.

Juin 2019

Focus sur la méthodologie des inventaires de biodiversité et de qualité des sols

Cela fait maintenant 7 ans qu’Envol Vert travaille auprès des agriculteurs de café à Pichanaki. Derrière les arbres du projet se trouve un objectif : restaurer les écosystèmes forestiers, leur biodiversité et leur sol.

Afin d’étudier si les parcelles de cafés s’approchent de cet idéal, un projet d’investigation scientifique a été initié. Divers aspects écologiques vont être observés au fils des années, comme l’évolution de la fertilité et de l’érosion des sols ; l’abondance et la diversité des oiseaux, des fourmis, des pollinisateurs du café et des fougères. Mais aussi, un aspect plus économique avec l’étude du taux d’infection des grains de café par la Broca. Il s’agit d’un insecte nuisible du caféier pouvant causer la perte de plus de 50 % de la récolte.

Pourquoi étudier les oiseaux, les fourmis et les fougères ?

Nous avons choisi d’étudier des groupes à la fois simples à observer, et dont la diversité est représentative de la richesse des milieux forestiers. Les oiseaux et les fourmis occupent une multitude de biotopes différents : sol, arbres morts, cime des arbres, feuillage… Tant de refuges qui tendent à être affectés par les cultures intensives. Les fougères quant à elles sont pour la plupart des espèces bio-indicatrices de milieux forestiers, ombragés et humides. Cette particularité est due notamment à leur cycle de reproduction dépendant de l’eau pour la fécondation. La diversité de ces trois groupes va donc fournir des informations importantes sur l’avancement de la restauration des parcelles.

 

La reforestation favorise la sauvegarde des pollinisateurs indigènes du caféier 

Le café est pollinisé essentiellement par les abeilles. Or, l’entomofaune et notamment les abeilles natives amazoniennes voient leurs effectifs menacés par la déforestation, l’intensification de l’agriculture et l’introduction de l’espèce européenne Apis melifera. Afin de voir si les parcelles agroforestières peuvent jouer le rôle de refuge pour l’immense richesse d’abeilles indigènes que contient la selva péruvienne, une étude sur l’abondance et la diversité des pollinisateurs du caféier a été imaginée.

L’agroforesterie comme lutte naturelle contre la Broca 

Une dernière attention particulière sera apportée à Hypothenemus hampei, un petit coléoptère passant la quasi-totalité de son cycle de vie dans les fruits du caféier, ce qui en fait actuellement un de ses principaux ravageurs. Ses prédateurs naturels : les oiseaux et les fourmis ! L’augmentation de la diversité de ces deux groupes via le développement de systèmes agroforestiers a déjà démontré son efficacité pour l’autorégulation de cet insecte*.

Ainsi, l’ampleur de la Broca sera analysée au cours des années afin de savoir ce qu’il en est dans les parcelles du projet. Peut-être un nouvel argument convaincant pour les agriculteurs d’opter pour un système agroforestier ?

Les résultats de ces études permettront à l’équipe sur place d’adapter et d’innover les systèmes agroforestiers existant. Pour les bénéficiaires, ces études représentent une occasion de mieux comprendre le rôle de chaque organisme constituant une forêt, mais aussi de créer de la curiosité et de l’attention envers la biodiversité qui les entoure.

* Vandermeer J, Perfecto I, Philpott S (2010) Ecological complexity and pest control in organic coffee production: uncovering an autonomous ecosystem service. Bioscience 60:527–537

 

Mai 2019

Concours de « cafés especiales »

En ce temps de récolte du café, la coopérative CAMPC (Coopérative Agraire de Femmes Productrices de Café) partenaire d’Envol Vert depuis trois ans, a organisé son Vème concours de « Cafés Especiales* ».

Au programme, des formations ouvertes aux agriculteurs sur les bonnes pratiques agraires pour la production d’un café de qualité et le contrôle de la rouille orangée (maladie destructrice des productions de café) donnée par l’INIA (Institut National d’Innovation Agricole).

Ces formations étaient suivies par la dégustation et la notation des cafés inscrits au concours.
Celle-ci se fait en plusieurs étapes. Tout d’abord, chaque échantillon de café est trié (pour ne garder que les bons grains), pesé (cette étape permet de connaitre le rendement du café, différentiel entre les bons et les mauvais grains – paramètre important pour les acheteurs), le taux d’humidité est ensuite testé (un café trop humide,  ne pourra participer au concours). Chaque échantillon de cafés est alors toasté et moulu.

La dégustation

Le premier test est olfactif : matière première puis avec de l’eau.  Le second est gustatif. A la suite de ces premières étapes, les meilleurs cafés sont sélectionnés. Ils seront alors notés par le dégustateur professionnel. Les cafés ayant une note supérieure à 85/100 sont alors qualifiés d’ « especial ». Cette qualité supérieure de café ne peut être atteinte que si les producteurs savent conduire à la fois l’itinéraire culturelle dans des parcelles ombragés et diversifiés mais aussi le processus de post-récolte : sélection, de fermentation et de séchage du grain de café. Beaucoup de travail mais récompensé par des prix valorisant l’investissement de l’agriculteur.

Le soutien d’Envol Vert

Envol Vert a une nouvelle fois apporté son appui à la coopérative dans l’organisation de cet événement : logistique, communication, etc. Mais aussi en récompensant les agriculteurs les plus investis par des plantules à installer au sein de leurs parcelles dans le but d’améliorer leur production. Ces événements en plus de renforcer les liens entre institutions, coopératives et producteurs, permettent aux agriculteurs d’avoir une idée de la qualité de leur café, de rencontrer des professionnels de la transformation et des acheteurs de cafés.

En parallèle, se déroulait en France la première édition du Paris Coffee Show à laquelle Envol Vert participait. C’était l’occasion de présenter le projet et sa méthodologie ainsi que de rencontrer de nombreux acteurs de la filière.

 

*Cafés spéciaux

 

Avril 2019

Une première journée d’échanges sur le thème de l’environnement à Pichanaki

Stand Pichanaki

Le dernier dimanche d’Avril, Envol Vert inaugurait avec les agriculteurs du projet « d’Agroforesterie et café », la première « Journée d’échanges sur le thème de l’environnement » à Pichanaki. L’occasion pour les différents groupes du projet de se retrouver et de partager leurs connaissances. Au total, 13 stands ont été installés, donnant la possibilité aux 64 participants dont 52 agriculteurs du projet, de présenter un sujet de leur choix lié à la préservation de l’environnement.

Stand recyclage PichanakiPlusieurs thèmes ont été présentés tels que le rôle des arbres, le changement climatique, l’importance des abeilles, ou encore la valorisation des déchets. Des problématiques plus techniques telles que la récupération des sols et la rotation des cultures ont également été abordées. Les bénéficiaires ont ainsi échangé sur ces thèmes entre eux et avec les habitants de Pichanaki. A leur côté, les coopératives partenaires, mais aussi des collèges, les instituts comme le SERNANP (Service national des aires naturelles protégées péruvien) ou encore l’INIA (Institut national d’innovation agricole) ont aussi pu présenter leurs projets autour du café et de l’environnement.

Groupe femmes Pampa Azangaro AVRIL2019En parallèle, une grande compétition a été organisée entre les groupes d’agriculteurs avec à la clé des prix pour les trois équipes du podium. A chaque étape, les centres peuplés s’affrontaient 2 à 2 lors de jeux développés sur les thèmes présentés le jour même dans les différents stands. Les vainqueurs de la compétition : les représentants de la communauté native de Huaypancuni se sont vu remettre 20 arbres prêts à être plantés.

Cette journée s’est achevée avec la remise des prix ainsi que par la distribution de certificats de participation, et sans oublier les félicitations de toute l’équipe d’Envol Vert pour l’investissement des bénéficiaires au projet depuis maintenant 3 ans.

 

Mars 2019

Initiation à l’agriculture syntropique

Depuis quelques temps déjà l’équipe d’Envol Vert Pérou souhaite expérimenter les techniques de l’agriculture syntropique avec les agriculteurs du projet. En Mars 2019, la rencontre avec Jorge, un ingénieur agronome formé à cette technique durant un an au Brésil, fut l’occasion privilégiée pour accélérer la pratique de l’agriculture syntropique.

Qu’est-ce que l’agriculture syntropique ?

L’agriculture syntropique est une technique agricole qui s’inspire directement du fonctionnement naturel des forêts pour créer des écosystèmes diversifiés. Développée au Brésil par un agriculteur et chercheur, Ersnt Götsch, qui « travaille avec la nature et non contre elle ».

Il s’agit de planter en même temps une grande diversité d’espèces selon les caractéristiques suivantes :

– le cycle de vie de l’espèce : court, moyen ou long

– la strate de développement de l’espèce : basse, moyenne, haute ou émergente

Cette méthodologie permet obtenir une diversité d’espèces dans l’espace et dans le temps.

Creacion camas cultivo MARS2019Les groupes d’agriculteurs des trois parcelles modèles ont eu l’opportunité de découvrir cette technique durant un stage pratique organisé au sein de la ferme de Jorge à Satipo, à une heure de Pichanaki. Furent présentés les principes de cette technique qui permet une production biologique, tout en respectant et régénérant la nature. Par ailleurs, fut développée la thématique du design, c’est-à-dire comment organiser les cultures entre elles enfin, de façon plus pratique, les agriculteurs ont pu participer à l’installation d’un lit de plantation.

Ce jour fut une opportunité pour les agriculteurs de découvrir cette technique tout ayant l’occasion d’échanger avec les autres groupes du projet d’Envol Vert.

L’Agriculture syntropique au sein des parcelles modèles de Pichanaki ?

Explicacion_agroforesteria sintropica MARZOA la suite de l’échange à Satipo, s’est organisée une formation plus spécifique au groupe du village de Pampa Azangaro, où se situe l’une des parcelles modèles. Le groupe souhaite développer une activité d’agrotourisme et ainsi partager des techniques agricoles respectueuses de l’environnement avec les agriculteurs qui visiteront la parcelle.

La formation a permis de créer un design agroforestier avec des arbres adaptés aux caractéristiques environnementale et sociale, tout en suivant la méthodologie de l’agriculture syntropique. Par la suite il s’agira de mettre en place les lits de cultures et de planter les arbres comme appris lors de la formation.

Bientôt il nous sera possible de partager le travail débuté par les agriculteurs dans cette nouvelle agro-forêt.

Janvier 2019

De nouvelles formations proposées aux agriculteurs

Plusieurs semaines sont passées depuis l’arrivée à Pichanaki, début décembre, d’Agathe et Louise, nos deux volontaires agronomes. Agathe accompagne Julio, l’ingénieur agronome dédié aux activités d’agroforesterie et de formations. Louise, quant à elle est en charge du développement des parcelles modèles de Huaypancuni, Pampa Azangaro et de Buena Vista. L’accent est donné sur la formation des agriculteurs, l’objectif étant de leur apporter le maximum d’autonomie.

formation greffe d'avocatierVoici quelques exemples de nouvelles formations :

La communauté native de Huaypancuni a reçu une formation sur la greffe d’avocatiers. Celle-ci leur a été dispensée par Don Ivan de Buena Vista qui leur a proposé un enseignement aussi bien théorique que pratique. Ils recevront prochainement une formation sur la greffe d’agrumes par Julio, notre ingénieur agronome.

A Buena Vista, les agriculteurs ont été formés à l’association et à la rotation de culture qui a pour but de préserver les sols, de lutter contre les ravageurs et d’améliorer la qualité des cultures. Ils ont mis en application les méthodes apprises en planifiant selon leurs envies l’aménagement des potagers collectifs !

 

semis d'espace de germinationEnfin, le groupe de Pampa Azangaro recevra prochainement une formation sur l’agroforesterie « syntropic » développée par Ersnt Gotsch. L’objectif de cette formation est de leur faire découvrir cette nouvelle méthode de culture afin d’envisager sa mise en place expérimentale sur une partie de la parcelle. Cette méthode repose sur la mise en place d’un système de plantation diversifié et de tailles garantissant le maintien des cycles de nutriments du sol. Nous présenterons plus en détail cette méthode de culture dans l’article du mois de mars.

Du côté du projet d’agroforesterie, les sensibilisations sur l’importance des arbres battent leur plein dans les centres peuplés. Celles -ci aident les bénéficiaires dans leur prise de conscience et dans leur compréhension du projet.

Des formations pratiques telles que la capture des micro-organismes des bosquets et le greffage des citriques, sont de plus dispensées aux producteurs. Elles ont pour but de favoriser l’autonomie des producteurs et de baisser leurs coûts de production. Les bénéficiaires, très motivés, progressent très rapidement dans leur apprentissage de ces techniques agronomiques.