[FORET_TAPIR]Contrefort Sierra Nevada_5©Envol Vert

Présentation, Restauration forestière et Noyer Maya, Colombie

Un projet pour reboiser la Sierra Nevada, une zone forestière de haute importance pour la conservation et très vulnérable aux changements climatiques, en développant des alternatives économiques pour les populations locales.

Un écosystème vulnérable

[BIODIVERSITE][FORET_TAPIR]Atelopus sp_Grenouille arlequin6.©D.TarrierLa Sierra Nevada est déclarée Patrimoine Mondial de l’Humanité en 1979, Parc National naturel en 1994 et Zone de Conservation prioritaire, pourtant chaque année il est estimé la disparition d’environ 100 000 arbres avec 500 tronçonneuses à l’œuvre.

La Sierra Nevada est caractérisée par un écosystème de forêt humide tropicale et de forêt de nuage. Elle bénéficie d’un microclimat très particulier dû à la présence de vent froid venant des sommets enneigés, de l’iode marin et de la chaleur du désert de la Guajira. La zone compte de grandes ressources hydriques avec la présence de nombreuses sources et rivières et un haut niveau de biodiversité. Les espèces endémiques présentes sont : le Tapir (Tapirus terrestris), le Jaguar (Panthera onca), le Chien des bu issons (Speothos venaticus), plusieurs espèces de Crapauds Atélopes (Atelopus spp.), l’Hocco d’Albert (Crax alberti), bel oiseau galliforme, et la Conure des Santa Marta (Phyrrhura viridicata), oiseau Psittacidae.

[BIODIVERSITE][FORET_TAPIR]expedition tapir18©C.LechemiaLa Sierra Nevada de Santa Marta a initié un processus de destruction et sa biodiversité est aujourd’hui au bord de l’extinction. Il reste seulement 15% de la forêt primaire originelle de la Sierra Nevada et 12 des espèces animales endémiques sont en état critique d’extinction, dû en partie aux cultures de coca et aujourd’hui au pâturage pour l’élevage bovin.

La population autochtone présente est composée des indigènes Cogui, Arhuaco et d’agriculteurs allochtones. Les ressources naturelles disponibles sont utilisées de manière démesurée du fait de la pauvreté des personnes qui habitent la zone. Les possibilités d’emplois sont rares, aussi la population développe un peu de cultures (yucca, guinéo, coco malanga, banane, maïs), de chasse, de pêche et de vente de bois ou du charbon, activités qui génèrent une forte pression sur les écosystèmes.

Objectifs du projet

L’objectif de ce projet est d’assurer une restauration forestière de la Sierra Nevada à travers le reboisement de plusieurs arbres d’essences locales et de bois d’œuvre quasiment disparue dans les fermes des paysans, afin de faire de la reforestation une nouvelle alternative économique durable . Ce projet est porté par une association d’anciens bucherons illégaux (Union Salva Bosque) qui a pris conscience des dommages de leurs activités et souhaitent aujourd’hui se reconvertir en développant des activités durables.

Le projet inclut également l’arbre de Noyer Maya (Brosimum alicastrum), espèce menacée par l’exploitation forestière et délaissée, mais endémique de la région et connu par les anciens. Un arbre aux multiples caractéristiques dont la présence et l’exploitation raisonnée est à la fois favorable à la biodiversité, fertilise les sols acides, accroît la rentabilité de l’élevage et permet une meilleure sécurité alimentaire des populations.

 

P1100922 1) Reforestation en zones dégradées par l’exploitation agricole et adaptation au changement climatique des fermes de paysans agriculteurs et éleveurs.

2) Création d’alternative économique à la déforestation. Pour les bucherons illégaux désireux de développer des activités durables à travers la vente de produits ligneux via la pépinière et les programmes de reforestation.

 

pépinière de Noyer Maya3) Amélioration de la qualité de vie des communautés paysannes et des femmes à travers la meilleure rentabilité des élevages et des cultures, l’installation de potagers communautaires et la consommation et la vente de produits alimentaires aux propriétés nutritives exceptionnelles issus du Noyer Maya.

 

Une première phase de ce projet sur le Noyer Maya avait été initié avec la Fondation Nativa de 2011 à 2013, qui avait reçu notamment le soutien de la Fondation Léa Nature

Plusieurs actions ont déjà été menées dans le cadre de ce projet, découvrez les, ainsi que les dernières actualités ici


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