sylvopastoralisme

Présentation du projet : Sylvopastoralisme, Nicaragua

Projet développé avec la Fondation del rio et l’Association de Tourisme Durable de Bartola (ATSB). L’objectif est de générer des changements productifs dans les fermes afin de réduire l’espace occupée par l’agriculture et l’élevage. La sécurité alimentaire et financière pourra ainsi être garantie pour les agriculteurs tout autant que la conservation de la forêt primaire.

 

Découvrez les dernières actualités du projet ici

Voisins de la réserve Indio Maiz

Le projet se situe au Nicaragua, au sud du pays, à la frontière avec le Costa Rica et la réserve Indio Maiz, sur la communauté de Bartola. La communauté est composée de 26 familles, soit 190 habitants. Ils sont situés dans la zone d’amortissement de la seconde plus grande réserve du pays : Indio Maiz, une zone particulièrement menacées par la déforestation.

P1110158

Une agriculture à construire

Les majorité des habitants de Bartola sont arrivés il y a moins de 20 ans, dans un contexte fortement marqué par les déplacements de population. Les conditions d’isolement géographique et de communication rend difficile l’accès aux marchés, imposant ainsi aux paysans à concentrer l’agriculture sur l’élevage bovin. Un élevage peu productive et extensif.

[Projet SYLVO]_ferme et deforestation.©T.Martin

Les cultures, principalement vivrières souffrent aussi de rendements bas et incertains. On rencontre parfois un conflit entre élevage et cultures notamment autour de la technique d’abattis-brûlis.

L’abattis-brulis ?

L’abattis-brûlis est la principale technique utilisée pour défricher et fertiliser les parcelles. Elle consiste à couper les arbres d’une parcelle forestière puis d’y mettre le feu. C’’est une technique adaptée aux conditions de cette population car elle nécessite peu de main d’œuvre et d’outillage et amène de la fertilité. Mais la jachère nécessaire à la durabilité du système n’est pas respectée.

[Projet SYLVO]_parcelle-deforestee.©T.Martin

La pression de l’élevage sur la terre en est une des principales raisons.

Solution : une intensification centrée sur la potentialité des arbres locaux

L’objectif est la mise en place d’une agriculture répondant :

P1110120

  • Aux conditions écosystémiques (sol, climat, écosystème …)
  • Aux conditions d’isolement, d’infrastructures et de main d’oeuvre
  • Aux besoins des agriculteurs
  • A la nécessité urgente de protéger le réserve Indio Maiz et de restaurer les paysages

Moyens mis en œuvre :

  • La mise en place d’un système agro-forestier avec Inga (pois doux)

L’agroforesterie avec Inga a été développée il y a plus de 30 ans par Mike Hands, agro-botaniste et spécialiste des milieux tropicaux. Il partage aujourd’hui sa technique à travers l’Inga Fondation et accompagne les agriculteurs vers ce changement qui représente à l’heure actuelle une des seules alternatives viable à l’abattis-brulis. En vue d’implanter cette technique dans la communauté, nous sommes en étroite relation avec l’Inga Fondation.

[Projet SYLVO]_pepiniere3.©T.Martin

  • La mise en place d’un élevage moins extensif et plus productif

A travers l’installation de haies vives, de banques protéiques et en replantant des arbres qui ne rentrent pas en compétition avec le pâturage et participe même à sa fertilisation. Les arbres représenteront ainsi une source nutritionnelle de qualité mais aussi un ombrage, un apport de fertilité, une lutte contre l’érosion et une restauration des paysages.

Résultats attendus

Nous espérons que ce projet puisse initier une agriculture durable et viable pour la communauté tout en protégeant la réserve Indio Maiz. Ainsi, nous attendons une augmentation significative de la productivité de la terre afin de diminuer la surface dédiée à l’agriculture. Enfin, les terres non utilisées pourront être reforestées.

  • Réduction de la surface utilisée par l’agriculture de 20 à 50%.
  • Une reforestation des parcelles non utilisées
  • Une augmentation de la productivité de la terre d’au moins 30% (autant de l’élevage que des cultures)

 

Découvrez les dernières actualités du projet ici


Agrandir le plan

 

Envol vert remercie tous les donateurs qui ont contribué à financer ce projet, en particulier :
Céline Pozzobon, JL Husse, Marie-Hélène Capin, Cornélius De Haan, Vincent Limagne, Françoise Campistrous, Nicole Waguet, Brice Van Haaren, Laurence Desmaretz, Morgane Le Bastard, Aline Ternay, Auriane Jones, Jérôme Mugica, Edith Richard, Vincent Gardelle, Aymeric Masson, Martin N., Florian Duval.
Ulule – 1er site de financement participatif européen