Tapir : carte d’identité

Le Tapir terrestre (Tapirus terretris)

Le tapir est le plus grand mammifère d’Amérique du Sud. Appartenant à l’ordre des Périssodactyles, il est apparenté aux Equidés (chevaux) et aux Rhinocérotidés (rhinocéros). D’allure massive, il atteint presque la taille d’un petit poney.

Dans toutes les espèces, la femelle est plus grande que le mâle et le jeune a le même aspect : un poil brun-roux avec des stries et des points blancs.

Le tapir a un régime herbivore. Très sélectif, il se nourrit de plantules, de fruits et de graines qu’il collecte à l’aide de sa courte trompe préhensile notamment la noix maya du guaimaro. Il possède de larges dents, parfaitement adaptées pour couper les branches et briser les graines. Le tapir joue ainsi un rôle clé dans la régénération de la forêt en disséminant avec ses déjections les graines de certaines espèces consommées. Les anglo-saxons lui ont d’ailleurs donné le surnom de « jardinier des forêts ».

 La Colombie abrite 4 des 5 espèces connues de tapirs dont le Tapir terrestre. La sous-espèce Tapirus terrestris colombianus, présent sur la Sierra Nevada est en danger critique d’extinction selon la liste rouge de l’IUCN. Solitaire et nocturne, on le voit très rarement mais il en resterait
une quarantaine dans la Sierra Nevada de Santa Marta. Le tapir joue un rôle capital dans l’équilibre des forets humides en dispersant les graines des plantes et des arbres.

Animal préhistorique, le tapir voit son avenir menacé. Actuellement, tous les tapirs sont menacés d’extinction, chassé et évincé de ses habitats transformés en terres agricoles ou infrastructures routières. Sa raréfaction a des conséquences sur la diversité et la structure des forêts primaires car il agit comme disséminateur de graines et permet de protéger l’écosystème associé.

Envol Vert a soutenu la fondation Nativa qui préserve une réserve de 400 hectares, mène des études sur le tapir et tâche de remettre celui-ci au coeur de la vie des populations. Désormais Envol Vert soutient l’Union Salva Bosque de la Sierra Nevada afin réincérer d’anciens bucherons illégaux dans la restauration des forêts à travers notamment la plantation du Guaimaro

Découvert en 1954, on considérait depuis 1990 l’espèce éteinte sur la Sierra Nevada. En 1998, un paysan et un scientifique prouvent sa présence grâce à des empreintes. Suite à cet évènement, la réserve de Buena Vista a été créée.

La sensibilisation des habitants, l’intégration des populations indigènes dans le monitoring de la réserve et la participation aux études scientifiques génèrent les conditions propices à la protection du tapir et de son environnement.