Présentation du projet : Forêt primaire et Tapir, Colombie

Commencé en 2011 avec la Fondation Nativa, Envol Vert a arrêté sa participation à ce projet en 2012 après la première investigation scientifique.

Découvrez ici les actions qui ont été réalisées.

 

Il s’agissait de protéger la forêt primaire de la Sierra Nevada et de réaliser plusieurs études scientifiques, en y associant les communautés indigènes.

Sierra Nevada, joyau naturel menacé

La Sierra Nevada de Santa Marta où se situe le projet, se trouve sur la côte Nord-est de la Colombie. Il s’agit du plus haut massif côtier du monde, joyau naturel qui réunit chacun des étages thermiques des différents écosystèmes tropicaux identifiés. Ce phénomène est dû à un microclimat particulier lié à la combinaison de l’écosystème désertique de La Gujira avec le vent froid des proches sommets de la Sierra et la présence de l’iode marin. Un très haut niveau de biodiversité a été identifié (232 oiseaux dont 27 menacés, 10 espèces d’amphibiens, 24 espèces de reptiles, 20 mammifères…) et 12 espèces endémiques menacées d’extinction. Ceci fait de la Sierra Nevada le second site au monde en nombre d’espèces menacées recensées.

Des 17.000 kilomètres originels de forêt de la Sierra Nevada, il ne reste aujourd’hui que 15%. Exploitée massivement dès le XVIIème siècle, pour la coca, la création d’infrastructures et aujourd’hui une utilisation massive des terres à usage de l’élevage, la situation est critique. Alors qu’une partie de la Sierra Nevada a été désignée comme Réserve de Biosphère par l’UNESCO en 1979, les actions de préservation des espèces y sont quasi inexistantes.

La population présente est composée pour moitié de communautés ancestrales indigènes (Kogui, Arsario et Arhuaco) et d’agriculteurs colons.

Histoire de Tapirs

Le tapir est le plus grand mammifère d’Amérique Latine et peuple les forêts humides d’Amérique du Sud. La Colombie est le seul pays qui compte trois des quatre espèces de tapirs, dont le Tapir terrestre (Tapirus terrestris), espèce vulnérable sur la liste rouge de l’IUCN. Animal préhistorique, le tapir voit désormais son avenir menacé. Il est chassé par les populations indigènes et rurales, et évincé de ses habitats transformés en terres agricoles ou investies par des exploitations minières et des infrastructures routières. Sa raréfaction a des conséquences sur la diversité et la structure des forêts primaires car il agit comme disséminateur de graines. Comme toute espèce climatique, sa conservation revêt un intérêt majeur dans les programmes par le fait qu’il permet de protéger l’écosystème associé. Le tapir présente par ailleurs une forte valeur charismatique. Symbole spirituel et identifiant culturel, cet Ongulé tient une place importante dans les traditions indigènes. Sur la Sierra, on estime sa présence à moins d’une quarantaine d’individus.

Objectif : conserver la forêt primaire et étudier la biodiversité

En partenariat avec la Fondation Nativa, il s’agissait de conserver la forêt primaire et son importante biodiversité grâce à l’amélioration des connaissances scientifiques et à la participation des populations locales.

La zone de travail est constitué d’une réserve de 400 hectares et d’une zone plus large de 58.000 hectares définie comme Zone prioritaire pour la protection des oiseaux (ZICO) Vallée Del San Salvador. La réserve, épicentre de la zone et base scientifique, constitue également une barrière de protection du reste de la zone. Un autre centre scientifique annexe existe également dans la communauté indigène de Sabana Culebra.

 

Les objectifs qui en découlent sont :

  • Une bonne connaissance scientifique de la biodiversité de la réserve et plus spécifiquement de la zone du projet, du comportement et de la distribution des animaux emblématiques et endémiques (et spécialement du tapir).
  • Les espèces particulièrement concernées en plus du tapir sont le batracien Atelopus spp., 15 espèces d’oiseaux endémiques dont le Paujil (Crax alberti), le Santamartamys rufodorsalis et le  perro del bosque, Speothos venaticus.
  • Une protection des terrains parcourus par le tapir grâce à l’implication des communautés indigènes et/ou l’achat de terres.
  • Une population locale bénéficiaire d’emplois grâce à la réserve, sensibilisée à l’intérêt des forêts et qui connaît les espèces présentent en Sierra Nevada.

 

 


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