Présentation du programme Forêts Sèches, Colombie

IMG-20180909-WA0041Le projet vise à protéger les dernières forêts sèches de Colombie. Les forêts sèches sont présentes dans les régions à climat chaud et à faible humidité, avec des précipitations rares et des températures élevées. L’une des principales caractéristiques est une végétation plus basse et des fourrés denses. Aujourd’hui, il ne reste plus que 8% de la surface initiale de la forêt sèche tropicale de la côte caribéenne, ce qui en fait l’un des trois écosystèmes les plus fragmentés et dégradés du pays, menacé aussi par la désertification. Les taux de désertification sont parmi les plus élevés dans la région Caraïbe.

Plus que 8%

La Colombie s’avère être le second pays du monde abritant le plus de biodiversité. Mais le pays fait face à une déforestation de plus de 200 000 ha par an dû à un processus de changement d’affectation des sols, passant de forêts sèches et humides à des systèmes de prairies dédiées à un élevage extensif peu rentable, responsable à 60% de la déforestation dans le pays. Les forêts sèches sont présentes dans les régions à climat chaud et à faible humidité, avec des précipitations rares et des températures élevées. L’une des principales caractéristiques est une végétation plus basse et des fourrés denses. Aujourd’hui, il ne reste plus que 8% de la surface initiale de la forêt sèche tropicale de la côte caribéenne, ce qui en fait l’un des trois écosystèmes les plus fragmentés et dégradés du pays, menacé aussi par la désertification. Les taux de désertification sont parmi les plus élevés dans la région Caraïbe. La déforestation, la détérioration des sols et les phénomènes de sécheresse récurrents affectent le rendement des cultures de la région et rendent difficile la capacité de régénération naturelle des sols.

resuméLes objectifs

  1. Mettre en place des systèmes agroforestiers et sylvopastoraux, pour stabiliser les frontières agricoles en bordure de forêt, assurer le reboisement par le biais d’espèces natives, favoriser la récupération des sources d’eaux et l’adaptation et la résilience des cultures face au changement climatique.
  2. Participer à la souveraineté alimentaire et à la constitution d’alternatives économiques à la déforestation, grâce à la diversification des cultures, la valorisation et la transformation de nouvelles productions agricoles, ainsi que la création de structures associatives et d’entrepreneuriat écologique, afin d’améliorer les revenus et la qualité de vie des communautés paysannes.
  3. Favoriser l’échange et la capitalisation d’expérience entre les projets et les groupes paysans ainsi que la valorisation des savoirs, la capacité de travail en groupe, l’entrepreneuriat et le transfert des connaissances aux institutions publiques afin de favoriser le développement de projets similaires. A ce titre, le projet cherche à renforcer les capacités des acteurs de la société civile locale.

A travers ce projet c’est un véritable renforcement de la société civile qui est visé, en donnant aux bénéficiaires les outils de gestion de leur propre avenir. L’apport de connaissances partagées, la gestion participative, le « bénéficiaire-acteurs » sont au cœur des projets mis en place.

Le projet bénéficiera directement à environ 150 personnes, et 300 familles verront au moins un de leurs membres tirer profit du projet. Par ailleurs, les pouvoirs publics locaux seront sensibilisés aux modes de production durable.

Les 4 sites

Il se mettra en œuvre au sein de 4 micro-projets dans 4 départements de la côte Caraïbe :

 

Ce projet reçoit les financements de la Fondation Maison du Monde, la Fondation Raja, la Fondation Léa Nature, la Fondation Eole, la Mairie de Paris (label Solidev), l’Agence des Micro Projet, la Fondation Insolite Batisseurs, la région Occitanie