"La vache, jamais sans son arbre" ! Merci pour votre soutien

Nous avons gagné !

Afin de préserver les forêts tropicales de la déforestation liée à l’élevage bovin, Envol Vert a lancé en juin 2014 un projet de crowfunding « La vache, jamais sans son arbre », et a choisi Ulule pour collecter des dons. Nous venons grâce à votre soutien de récolter les 3000€ nécessaire au projet. Merci !

Les dons récoltés nous aideront à financer les formations des membres de la communauté, l’achat de matériel pour l’amélioration des infrastructures, la création de pépinières et la plantation de 7000 arbres.

la vache et son arbre

Quel est l’objectif de ce projet ?

Avec le projet « La vache, jamais sans son arbre ! », Envol Vert souhaite contribuer à la préservation de la zone d’amortissement de la réserve tropicale d’Indio Maiz au Nicaragua, l’un des domaines les plus intacts d’Amérique Centrale, en apportant son soutien à la Communauté de Bartola. Cette dernière compte 26 familles très unies » et « motivées pour protéger la forêt », d’après Daisy Tarrier, présidente d’Envol Vert. En effet, la Communauté de Bartola souhaite étendre sa forêt en réduisant de moitié la surface consacrée à l’élevage, sans réduire le nombre de vaches.

Pour répondre à ce souhait, Envol Vert instaurera la pratique du sylvo-pastoralisme sur les terres qui sert au pâturage de leurs vaches. Cette technique d’élevage permet aux animaux de pâturer en forêt et de ce fait, de profiter des ressources fourragères situées sous les arbres.

Dans cette optique, Envol Vert offrira un apport de fonds, mettra à disposition son expertise technique et mobilisera des volontaires sur place.

 

L’élevage bovin, source majeure de la déforestation

La production bovine telle que pratiquée aujourd’hui dans les pays d’Amérique Latine est inefficace. En effet, en Amérique du Sud, cet élevage est responsable de 65% de la déforestation,  et ce malgré les services incomparables comme la régulation des pluies qu’elle nous apporte.

Selon des estimations, pour produire une tonne de viande bovine[1] il faut compter 9 hectares de pâturages permanents et 3 hectares de terres cultivées. Par conséquent, il arrive aux éleveurs de brûler leur forêt pour les transformer en pâturages. En effet, avoir des vaches est une des aspirations incontournables des paysans. Face à ce constat, la pratique du sylvo-pastoralisme apparaît comme une des solutions qui permettrait de conserver cet élevage tout en limitant au maximum l’impact sur les forêts.

D’après un récent rapport de la Commission Européenne[2], l’Europe est responsable de plus du tiers de la déforestation liée au commerce international de matières premières.  Pour Boris Patentreger, co-fondateur d’Envol Vert  « s’il est urgent de mieux gérer nos consommations et d’en réduire les impacts par plus de traçabilité, il est aussi indispensable de développer des techniques d’élevage moins destructrices telles que le sylvopastoralisme ».