Charbon végétal et alternatives économiques

Les paysans bénéficiaires de l’association locale ASOCALIM et du projet d’Envol Vert à Los Límites, proposent un parcours agrotouristique retraçant certaines anciennes pratiques comme la fabrication du charbon de bois. L’objectif est de faire découvrir leurs parcelles agroforestières et leur projet de conservation de la forêt sèche tropicale.

La fabrication du charbon de bois et ses conséquences

Une pratique autrefois répandue parmi les paysans, aujourd’hui bénéficiaires du projet d’Envol Vert à Los Límites, en Colombie était celle de la fabrication du charbon de bois. Les paysans récupéraient le bois sur les parcelles qu’ils nettoyaient et dans la forêt tropicale sèche, et construisaient un four. Cette pratique pourtant très nocive pour la santé et l’environnement, et peu rentable, continuait d’exister par habitude. En effet, les paysans ne voulaient pas « perdre » le bois de la parcelle. Enfin, la persistance de cette pratique s’expliquait aussi par manque d’alternatives économiques.

Pour autant, tous les paysans étaient conscients des problèmes respiratoires générés. De plus, la fabrication du charbon de bois est un exercice long, difficile et peu rentable. Il faut environ deux à trois mois de travail afin de produire jusqu’à 100 sacs de charbon à $5.000 Pesos Colombien le sac (soit 1,40 Euros). C’est un travail de jour comme de nuit. En effet, il faut être présent durant tout le processus de chauffage du four afin de surveiller sa température. Dans le cas contraire, on risque de perdre le four et tout le travail réalisé jusque là.

Les nouvelles pratiques

Aujourd’hui, les bénéficiaires du projet d’Envol Vert à Los Límites ont définitivement abandonné cette pratique. Ils partagent leur histoire, font connaître les pratiques anciennes et nouvelles à travers un parcours agro-écologique dans les parcelles agroforestières du projet. Une expérience unique qui permet aux touristes de retracer l’évolution des pratiques de ces paysans.