Publié le : 27/12/20254,2 min de lecture

Les forêts amazoniennes ont un rôle essentiel dans l’équilibre environnemental de la planète car elles abritent une grande biodiversité et contribuent à la régulation du climat. Cependant, ces écosystèmes font face à de nombreuses menaces qui mettent en danger non seulement la nature, mais aussi le mode de vie des communautés autochtones qui ont historiquement protégé et cohabité avec la forêt de façon soutenable.

Les communautés autochtones sont à la fois les principales gardiennes de la forêt et les plus affectées par sa dégradation. Pour elles, la forêt est non seulement leur espace naturel, mais également un maillon essentiel de leur identité culturelle, leur alimentation, leur médecine traditionnelle et leur organisation sociale. Renforcer leurs compétences et leur reconnaître un rôle protagonique est indispensable afin de parvenir à une préservation effective et durable des forêts amazoniennes.

Le rôle d’Envol Vert

C’est dans ce contexte qu’Envol Vert réaffirme son engagement de travailler main dans la main avec les peuples autochtones amazoniens dans la préservation des forêts, à travers le projet ConBosque. Celui-ci a démarré dans deux communautés autochtones shipibo-konibo d’Iparia, dans la région d’Ucayali : Nuevo Ahuaypa et Dos de Mayo. Elles font partie du consortium  chargé de l’exécution du contrat de gestion de la réserve communale El Sira (ECOSIRA). 

Dans un premier temps, des accords d’engagement communautaire ont été signés, réaffirmant ainsi la volonté des deux communautés de protéger et préserver leurs forêts et leur biodiversité en tant que composantes de leur identité culturelle. Des femmes, des hommes et des enfants ont également participé à cette réunion, soulignant le rôle des femmes dans les processus organisationnels et de surveillance communautaire.

Parmi les principales activités réalisées se trouvent le renforcement des compétences techniques dans la reconnaissance de la biodiversité locale, ainsi que l’organisation et la mise en place de comités de surveillance communautaire, des outils indispensables au suivi et à la protection du territoire. Ce travail est réalisé avec l’appui de partenaires stratégiques, tels que le Service national des aires naturelles protégées par l’État (SERNANP), l’Organisation régionale Aidesep Ucayali (ORAU) et l’organisation Fédération des communautés autochtones du district d’Iparia (FECONADIP), renforçant ainsi la coordination interinstitutionnelle dans la région.

Une pépinière communautaire a également été installée dans chaque communauté afin de favoriser la propagation d’espèces endémiques, notamment d’espèces forestières, fruitières et médicinales. De même, dans la communauté autochtone de Nueva Ahuaypa, un terrain communautaire consacré à la protection d’espèces endémiques est en cours d’aménagement, créant ainsi un petit jardin botanique communautaire. Cet espace abrite des espèces telles que l’acajou, le chacruna, l’ayahuasca, l’ishpingo, le shihuahuaco et le cacao indigène, qui sont protégées et gérées directement par la communauté.

En parallèle, plusieurs ateliers participatifs ont été développés portant sur différents sujets : l’introduction à la biologie basique, la science participative, l’identification d’espèces forestières, taxonomie, installation et gestion des pépinières, ainsi que sur l’installation de composteurs. Ces processus ont été complétés par des diagnostics qui permettent de mieux connaître les conditions et les besoins des participant.e.s.

Prochaines étapes

Pendant les prochains mois, le projet ConBosque continuera à renforcer le travail avec les communautés autochtones, dans le but de consolider les capacités locales de préservation et gestion durable des forêts. Parmi les principaux objectifs se trouve le renforcement des comités de surveillance communautaire, l’élargissement et l’amélioration des pépinières communautaires et la préservation d’espèces indigènes endémiques à haute valeur écologique et culturelle.

Nous continuerons aussi de promouvoir la participation active des femmes et des jeunes dans les processus de préservation à travers le renforcement de leurs compétences techniques et organisationnelles, leur engagement dans les comités de surveillance communautaires et leur participation directe dans des activités telles que la gestion des pépinières, la surveillance des espèces et l’éducation environnementale. Cette dernière composante sera renforcée par le biais d’ateliers participatifs, l’échange de savoirs scientifiques et traditionnels.

En parallèle, nous travaillerons la consolidation de partenariats stratégiques avec des institutions locales et régionales afin d’avoir un soutien technique et d’assurer la durabilité des actions dans le temps. Grâce à ces stratégies, Envol Vert et le projet ConBosque aspirent à contribuer efficacement à la protection des forêts amazoniennes, en reconnaissant les communautés autochtones comme des acteurs clés et des alliés fondamentaux dans la conservation du territoire.

Publié le : 27/12/20254,2 min de lecture

Les forêts amazoniennes ont un rôle essentiel dans l’équilibre environnemental de la planète car elles abritent une grande biodiversité et contribuent à la régulation du climat. Cependant, ces écosystèmes font face à de nombreuses menaces qui mettent en danger non seulement la nature, mais aussi le mode de vie des communautés autochtones qui ont historiquement protégé et cohabité avec la forêt de façon soutenable.

Les communautés autochtones sont à la fois les principales gardiennes de la forêt et les plus affectées par sa dégradation. Pour elles, la forêt est non seulement leur espace naturel, mais également un maillon essentiel de leur identité culturelle, leur alimentation, leur médecine traditionnelle et leur organisation sociale. Renforcer leurs compétences et leur reconnaître un rôle protagonique est indispensable afin de parvenir à une préservation effective et durable des forêts amazoniennes.

Le rôle d’Envol Vert

C’est dans ce contexte qu’Envol Vert réaffirme son engagement de travailler main dans la main avec les peuples autochtones amazoniens dans la préservation des forêts, à travers le projet ConBosque. Celui-ci a démarré dans deux communautés autochtones shipibo-konibo d’Iparia, dans la région d’Ucayali : Nuevo Ahuaypa et Dos de Mayo. Elles font partie du consortium  chargé de l’exécution du contrat de gestion de la réserve communale El Sira (ECOSIRA). 

Dans un premier temps, des accords d’engagement communautaire ont été signés, réaffirmant ainsi la volonté des deux communautés de protéger et préserver leurs forêts et leur biodiversité en tant que composantes de leur identité culturelle. Des femmes, des hommes et des enfants ont également participé à cette réunion, soulignant le rôle des femmes dans les processus organisationnels et de surveillance communautaire.

Parmi les principales activités réalisées se trouvent le renforcement des compétences techniques dans la reconnaissance de la biodiversité locale, ainsi que l’organisation et la mise en place de comités de surveillance communautaire, des outils indispensables au suivi et à la protection du territoire. Ce travail est réalisé avec l’appui de partenaires stratégiques, tels que le Service national des aires naturelles protégées par l’État (SERNANP), l’Organisation régionale Aidesep Ucayali (ORAU) et l’organisation Fédération des communautés autochtones du district d’Iparia (FECONADIP), renforçant ainsi la coordination interinstitutionnelle dans la région.

Une pépinière communautaire a également été installée dans chaque communauté afin de favoriser la propagation d’espèces endémiques, notamment d’espèces forestières, fruitières et médicinales. De même, dans la communauté autochtone de Nueva Ahuaypa, un terrain communautaire consacré à la protection d’espèces endémiques est en cours d’aménagement, créant ainsi un petit jardin botanique communautaire. Cet espace abrite des espèces telles que l’acajou, le chacruna, l’ayahuasca, l’ishpingo, le shihuahuaco et le cacao indigène, qui sont protégées et gérées directement par la communauté.

En parallèle, plusieurs ateliers participatifs ont été développés portant sur différents sujets : l’introduction à la biologie basique, la science participative, l’identification d’espèces forestières, taxonomie, installation et gestion des pépinières, ainsi que sur l’installation de composteurs. Ces processus ont été complétés par des diagnostics qui permettent de mieux connaître les conditions et les besoins des participant.e.s.

Prochaines étapes

Pendant les prochains mois, le projet ConBosque continuera à renforcer le travail avec les communautés autochtones, dans le but de consolider les capacités locales de préservation et gestion durable des forêts. Parmi les principaux objectifs se trouve le renforcement des comités de surveillance communautaire, l’élargissement et l’amélioration des pépinières communautaires et la préservation d’espèces indigènes endémiques à haute valeur écologique et culturelle.

Nous continuerons aussi de promouvoir la participation active des femmes et des jeunes dans les processus de préservation à travers le renforcement de leurs compétences techniques et organisationnelles, leur engagement dans les comités de surveillance communautaires et leur participation directe dans des activités telles que la gestion des pépinières, la surveillance des espèces et l’éducation environnementale. Cette dernière composante sera renforcée par le biais d’ateliers participatifs, l’échange de savoirs scientifiques et traditionnels.

En parallèle, nous travaillerons la consolidation de partenariats stratégiques avec des institutions locales et régionales afin d’avoir un soutien technique et d’assurer la durabilité des actions dans le temps. Grâce à ces stratégies, Envol Vert et le projet ConBosque aspirent à contribuer efficacement à la protection des forêts amazoniennes, en reconnaissant les communautés autochtones comme des acteurs clés et des alliés fondamentaux dans la conservation du territoire.

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