Le café est responsable de 6% de l’Empreinte Forêt de la France, qui est le cinquième plus grand importateur de café.
Il est principalement consommé comme boisson pour ses vertus énergisantes, sous forme de café en grains, moulu, mais aussi dosettes et capsules.

Histoire et origine
Originaire de diverses zones d’Afrique tropicale, le caféier est un arbuste qui produit des graines, torréfiées pour faire du café. À partir du XVIIesiècle, les puissances coloniales européennes l’introduisent en Asie du Sud-Est et dans les Amériques pour développer sa culture commerciale et approvisionner leurs métropoles. Ce sont toujours aujourd’hui les deux principales zones de production.
Production
Bien que le caféier pousse naturellement sous la canopée des forêts tropicales, ils sont souvent plantés en plein soleil afin d’augmenter les rendements, principalement dans des zones forestières pour bénéficier de leur climat et de la fertilité de leurs sols. Alors que 43 % des surfaces de caféier étaient cultivées sous ombrage en 1996, seules 24 % l’étaient en 2010. 80% de la production de café est assurée par des petit·es producteur·rices, qui possèdent entre 2 et 5 hectares, et sont parfois regroupé·es en coopératives.
Déforestation
Face à cette multitude de petit·es producteur·rices, quelques grandes entreprises achètent la majorité du café produit dans le monde. Cette situation de concentration économique, ainsi que la grande sensibilité de la culture du café aux aléas climatiques, rend ses cours mondiaux assez volatils et engendre une instabilité financière pour les producteur·rices, souvent en situation de pauvreté. Cette pauvreté est alors un facteur de déforestation, les producteur·rices cherchant à s’assurer un revenu complémentaire en vendant du bois ou en agrandissant leurs parcelles. La déforestation liée au café est également exacerbée par le dérèglement climatique, qui provoque une forte incertitude sur les rendements et provoque des migrations de cultures vers de nouvelles zones à plus forte altitude, exposant des forêts auparavant intactes.
Mieux produire
Certaines marques développent des cafés de spécialité, bio ou équitable, dont les chaînes d’approvisionnement sont tracées et réduisent largement le risque de déforestation. Ces marques font également souvent un travail poussé sur le choix du café, permettant d’explorer des arômes plus délicats et variés.
Alternatives
Pour remplacer le café tout en conservant ses vertus énergisantes et ses arômes torréfiées, il est possible d’utiliser de la chicorée, du café d’orge ou de lupin. Si ce sont seulement les vertus énergisantes qui sont recherchées, le thé, le matcha, le rooibos ou le maté sont également des alternatives efficaces.







